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 This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .

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Claire A. Ashton
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MessageSujet: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Jeu 25 Juin - 17:31


Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer.
Mais hélas, on passe avec lui.


    Il avait souvent plu à Caldwell, allez savoir pourquoi. Ou peut-être était-ce parce que Claire n'avait fait, dans toute sa vie dans la petite ville, qu'attention aux jours de pluie. Les jours de soleil, ils ont été effacés de sa mémoire, sans doute par l'orage intégrale qu'a été son existence, sa vie et chaque parcelle d'elle qu'elle avait respiré depuis bien longtemps. Aujourd'hui encore, il pleuvait dans la petite bourgade, ce n'était pas pour étonner Claire, qui avait plus prévu de sortir sous la pluie que sous un soleil éclatant, rayonnant et chaud. Les placards étaient vides depuis un bon bout de temps ; ces petits meubles de son appartement pas chic du tout qui ne pouvaient pas renfermer grand chose : une boîte de café, des filtres, du pain et des gaufres... rien de plus ne pouvait entrer dans le petit espace contigu, rien qu'une ration de nourriture pour une seule personne. Mais ce qui avait fait bouger Claire pour aller acheter de quoi subsister à ses besoins, c'était avant tout l'absence de gaufres dans ses réserves... aliment du petit déjeuner dont aujourd'hui, elle serait même incapable de se passer. Le magasin de bouffe le plus près de chez la jeune femme se trouvait être dans un centre commercial... oui, grande nouveauté de la société de consommation : les supermarchés étaient aussi maintenant dans les centres commerciaux, grande nouvelle... Après les supermarchés qui vendent des fringues, il y avait des centres réservés aux fringues... qui vendaient de la nourriture. Quoi de plus logique dans ce monde de fou ? Et après, c'était "elle" la dingue hein ?!

    Enfin bref, marchant tout en gardant ces pensées pour elle, Claire était comme toute personne humaine digne de nom en train de se faire avoir par la machination des grands magasins pour pousser la clientèle, à acheter plus. Avançant déjà à pas lents dans la galerie marchande et pressée dans sa balade par aucune urgence, la jeune femme s'arrêta devant une vitrine, contemplant sans vraiment le regarder un ensemble sans doute hors de prix que son salaire de serveuse ne pouvait lui promettre... heureusement, sinon, elle ne vaudrait pas mieux que toutes ses stars qui dépensent sans concession. Oui, c'était le sort de toute personne qui apprenait à être autonome : économiser, épargner, économiser, payer, économiser, épargner et enfin, après tout ça, se faire un petit plaisir... infime récompense dans tout ce qui pouvait faire une vie. Sortant de ses songes et reprenant sa marche vers ce qui était donc le magasin de bouffe dans la galerie de fringues, Claire n'eut très vite pas d'autre plaisir... que de se replonger dans ses pensées. Cela faisait quelques semaines (ou jours ?) qu'elle était revenue à Caldwell, qu'elle avait quitté Anna et son centre de désintox avec dans l'idée bien précise de reconstruire sa vie et même, dans sa ville natale. Non pas qu'elle ait particulièrement cette bourgade dans son cœur comme un endroit où elle avait grandi heureuse, c'était ici, elle le savait, qu'elle allait relier avec son passé. Un passé pas toujours plaisant, un passé où elle n'avait fait que des conneries, où elle avait tout foiré et qu'elle avait longtemps fui, soit géographiquement, soit avec la drogue. Cependant, malgré tous ce que vous pouvez lire ici, elle n'avait qu'une envie, relier avec ce passé, avec les gens qui l'avait composé. Ces gens, elle ne les avait pas vus depuis dix ans, assez précisément. Mais ils étaient là, elle le savait, elle le sentait, c'était comme un instinct, peut-être lié à son état de "folle".

    Relier avec son passé... les mots sont beaux, poétiques et tout ce qu'on peut vouloir, souhaiter et aimer. Pourtant, la chose était bien plus facile à placer dans une conversation autour d'un café... qu'à faire. Quand vous en venez à retrouver quelqu'un après des mois ou des jours alors que vous avez tout fait pour faire foirer votre relation, vous ne vous sentez pas un peu... bizarre, coupable ou un truc dans le genre ? Que votre réponse soit positive ou non, Claire elle, avait la peur au ventre, rien de plus, rien de moins. Une peur, une simple peur tout bonnement classique et commune a beaucoup de gens fautifs. Elle ne savait pas comment faire, quoi faire, quoi penser ou tout simplement comment agir. Elle était là, un point c'est tout et quoiqu'il arrive, elle relierai avez son passé, c'était comme l'objectif de sa deuxième (ou troisième ?) vie. S'arrêtant devant une nouvelle vitrine cette fois-ci pour regarder autre chose qu'un ensemble (à vous d'imaginer quoi, parce que moi, je sature), Claire fut comme sortie de ses songes par une silhouette (oui une silhouette) familière. La drogue, les bizarreries, tout avait réussi à taire ne serait-ce qu'un temps ces remords, ces souvenirs mais aujourd'hui qu'elle était "clean", elle se souvenait de tout et elle avait bien entendu ce remord qui l'empêchait souvent de dormir, cette peine qui lui serrait la gorge en permanence, encore accentuée même par la solitude. Oui, la ville avait beau être petite, la solitude, c'était encore aujourd'hui le quotidien de Claire... qui avait l'air, en apparences de s'en satisfaire, mais les apparences sont toujours trompeuses, non ? En parlant d'apparences, cette silhouette elle, n'était pas trompeuse. Elle n'avait pas changé, même en dix ans, alors qu'un type est censé grandir, changer... et bien non, celle là, c'était exactement (enfin, à quelques traits hein) la même qu'il y a dix longues années... en plus vieille, cela va de soit. Attardant son regard sur la silhouette comme pour la détailler à nouveau le corps qui lui était familier, Claire posa alors son regard sur le visage de cette personne... visage qu'elle reconnut, bien entendu. Il était de l'autre côté de la vitrine, dans le magasin à la recherche d'elle s'en fichait quoi, il était là, point barre. En dix longues années, le hasard avait finalement décidé de sans doute la maudire à nouveau en lui faisant croiser le chemin de celui qui devait le plus la maudire dans ce monde. C'était Mathias, Mathias avec qui elle avait partagé bien des choses, Mathias à qui elle avait sans doute aussi pourri une part d'existence, le même que celui qu'elle avait quitté une bonne décennie plus tôt. Priant intérieurement elle ne savait qui (car elle ne croyait pas en dieu hein), Claire fit brusquement volte face, pour se retrouver dos à la vitrine... espérant qu'il ne l'ait ni vue, ni reconnue... c'était moins facile de reconnaître un dos qu'une personne de face. Attendant quelques secondes que quelque chose se produise (un cri de mécontentement ou quelqu'un qui lui saute dessus pour l'étrangler) et comprenant qu'au final... rien ne s'était encore produit, Claire en profita pour tenter de s'éloigner... en douceur et tout en discrétion... comme dit, c'était là, la peur qui l'emportait. Relier avec son passé... n'était pas chose facile, vraiment pas, c'est pourquoi peu de personnes en fait... abandonnait son passé.


Dernière édition par Claire A. Ashton le Jeu 25 Juin - 20:18, édité 1 fois
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Mathias H. Spencer
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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Jeu 25 Juin - 19:11

    La journée s'annonçait pluvieuse, le genre de journée où on préférerait rester enfermer chez soit, au coin d'un feu de cheminer, un livre à la main, ou pour mon cas, juste une bière devant la télé allumée parce que les livres, j'en ai une sainte horreur, en revanche la bière, j'en raffole, mais en tant que père, petit ami et chef de la police, je dois me contenter de considérer la bière comme un plaisir occasionnel, parce que croyez moi, père, petit ami et chef de la police, aucun de ses trois statuts ne sont compatible avec l'alcoolisme ! Ce n'est pas forcément mon expérience à moi qui me l'a prouvé, non mon père ne buvait pas, enfin mon père, qui était-ce ? Après ça, c'était un des grands mystère de la vie, mais la n'est pas la question, tous ça pour dire que dans un lointain passé j'avais connu quelqu'un à qui un père à moitié alcoolique n'avait vraiment pas réussit, donc l'expérience n'était pas à tenter. Pour ce qui est du statut de petit ami, c'est prouvé qu'il n'est pas compatible avec alcoolisme et celui de chef de la police, ben ça va de soit, on arrête les gens qui boivent comme des trous, alors bon. Sur ce, je ne sais même plus pourquoi je raconte tout ça moi !

    Ha si, ça me reviens, parce que je parlais de ce fameux jour de pluie, plutôt que de rester dans mon fauteuil à glander devant ma télé, j'avais du boulot moi, cette histoire de psychopathe ou de démons, qu'importe, me faisait faire des heures supplémentaires, les gens étaient paranoïaques, il fallait s'occuper d'eux, leur dire que tout irait bien et patati et patata, même si avouons le, pour l'instant, c'était claire et net, rien n'allait bien, une mystérieux quelque chose avait tué le maire et sa femme était sans doute encore dans la ville, et nous on pédalez dans la choucroute, ou dans la semoule, tout dépend de la façon dont vous connaissez l'expression, et ne me dites pas que vous ne la connaissez pas, j'en ai marre d'utiliser des expressions pourries que personne ne connais ! Bref, nous n'avions rien mais alors rien du tout, ni empruntes, ni suspect … juste deux cadavres de plus au cimetière ! Le médecin légiste n'avait rien trouvé, ha si il avait été capable de nous dire « ils sont mort », quel exploit, sans lui, on ne s'en serait jamais rendu compte ! C'était vraiment la misère cette enquête.

    Tous ça pour dire que ce matin, je devais me rendre au bureau, après avoir déposé Olivia à l'école. Alors ce matin, comme tout les matins, je m'étais réveillé, j'avais préparé le petit déjeuné pour ma fille, j'avais pris ma douche, je m'étais habillé et j'avais écouté Olivia me raconter ses rêves étranges, c'était impressionnant les rêves d'enfants, et moi qui me disais souvent que je faisais des rêves débiles, mais j'étais loin de m'imaginer qu'on pouvait faire pire ! Enfin, c'était toujours très drôle les récits des rêves d'Olivia. Une fois qu'on fut prés tout les deux, direction l'école où je déposais la petite, puis en route vers le bureau.

    Une heure, deux heures, trois heures, toujours rien, une matinée bousillée pour rien, le genre de situation que je détestais, il était bientôt midi, et j'étais déjà las de cette journée, je décidais alors de prendre une pause pour allez manger un truc, car c'est bien connu, la bouffe redonne le courage ! Enfin ça c'est mon point de vu, après certains ne serons pas d'accord avec moi, mais tant pis. Quoi qu'il en soit je partis en direction du centre commercial. Après un bref détour dans le magasin de bouffe, je me baladais dans le centre commercial et je m'arrêtais dans une bijouterie, c'était bientôt l'anniversaire de Nelly, et je devais lui acheter un cadeau, un bijou avait était ma première idée, après tout, j'avais du mal à choisir des cadeaux vraiment originaux, j'aurais pu lui offrir une loutre, mais ça m'aurais trop fait penser à une chanson débile absolument pas connue mais tellement drôle, quoi qu'il en soit, un bijou ferait sans doute mieux l'affaire qu'une loutre, seulement, je ne savais absolument pas quoi choisir, dans le genre gros nul, j'étais un gros gros nul. J'étais là, devant cet étalage de bijoux incapable de dire lequel était plus beau que l'autre. Après plusieurs longs soupires, je lançais un regard vers l'extérieur de la boutique, il y avait là une femme elle m'étais bizarrement familière, après quelques secondes de réflexion je quittais la boutique, presque sûr de savoir qui elle était, j'arrivais derrière et je pris le risque de passer pour un gros boulet, en l'interpellant.


    « Claire ? »

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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Jeu 25 Juin - 20:18


L'amour du passé est inné chez l'homme. Le passé émeut à
l'envi le petit enfant et l'aïeule ; le passé c'est notre seule
promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos
ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes.


    Lorsqu'elle entendit son prénom dans la foule de bruit, Claire ferma les yeux, espérant avoir choppé un pouvoir qui pourrait la téléporter loin, très très loin de cet endroit. Franchement, pourquoi il fallait que ce soit aujourd'hui qu'elle tombe en pénurie de gaufres ?! Et pourquoi n'avait-elle pas été plus préventive et n'avait pas achetée deux paquets de gaufres ?!! Bon, trêves d'interrogation inutiles. Faisant pendant quelques secondes mine de ne pas avoir entendu, Claire - oui, parce qu'il l'avait bien reconnue et se souvenait même de son prénom - avait envisagé la possibilité de se retourner dans un sourire et de répondre, l'air de rien "non, vous vous trompez de personne". Malheureusement pour elle, bien que beaucoup trop de personnes la considèrent comme manipulatrice, elle ne savait pas, ô grand dieu, mentir. Peut-être parce que c'était l'une des rares valeurs que son père lui avait inculquées... lui qui avait très mal menti quant au malheur qu'avait provoqué dans sa vie la naissance de sa propre fille. Se mordant la lèvre inférieure en se tournant très, très lentement vers Mathias qui à présent était bel et bien sorti de son magasin, Claire chercha quelque chose à dire... pour économiser les dernières secondes sans doute de vie qu'il devait lui rester. Que fallait-il faire ? Sourire ? Tomber en larmes ? Partir ? Sourire n'était peut-être pas adapté... oui, se repointer dix ans plus tard le sourire aux lèvres et sortir un truc du genre "Hey, Mathias, ça fait un bail non ?! Eh bah, depuis que je t'ai laissé tombé avec notre gamine tiens donc !!"... non, ça ne le faisait pas du tout. Faisant à présent face à son passé, tiens comme elle l'avait souhaité en revenant ici - mais qu'elle ne s'était pas attendue arriver aussi vite - Claire resta muette... encore un moment face à Mathias... il allait sûrement parler pour elle, ou peut-être fallait-il qu'elle lui fasse comprendre par un "Mathias" ou un "ah, c'est toi" qu'elle était bel et bien Claire. Peut-être qu'elle pouvait jouer l'amnésique ?! Non... ça ne marcherait pas, jouer la comédie, c'est comme mentir et non, ça ne ferait vraiment pas crédible. A y réfléchir, peut-être qu'il avait fait impasse du passé et qu'il était prêt à l'accueillir... autrement que par un regard culpabilisant. M'enfin bref, il était sans doute tant qu'elle dise quelque chose, si tenté que des paroles puissent sortir de sa bouche ou que ses cordes vocales réagissent à quoique ce soit venant de son cerveau. Esquissant un rapide froncement de sourcil comme pour montrer sa forme de malaise ou encore... l'horrible situation dans laquelle elle se trouvait, Claire réussit ( ô miracle ) à émettre quelques sont qui avaient tout de familier au prénom de son ex :

    « M... Mathias. »

    Oui, voilà, rideau. C'était tout ce qu'elle avait à dire de sa journée pourrie et même des circonstances qui les avait fait se revoir. Quoi ?! Elle devait ajouter "je ne m'attendais pas à te croiser ici" ?! Bah non, parce que tout simplement ce n'était... pas vrai du tout. Ce n'était pas pour se recueillir sur la tombe de son feu inexistant père qu'elle était là, mais bel et bien pour lier quelque chose avec la fille qu'elle avais mise au monde. Alors bien sûr qu'en venant à Caldwell elle s'était précisément attendue à tomber sur son ex et aussi sur sa fille. Elle baissa le regard vers le sol en poussant un soupire tout à fait discret... ne sachant pas quoi ajouter et résistant à la dure volonté de ses jambes de partir en courant. Oui, à ce moment précis peut-être qu'elle aurait préféré être une junky encore et ne pas avoir à affronter le moment crucial qu'elle était en train de vivre. Levant à nouveau les yeux vers Mathias tout en laissant planer le silence, elle simula, non sans talent - un talent qu'elle venait de se découvrir tien - un soudain empressement... peut-être pas tant simulé que ça car oui, elle était pressée de partir, disparaître, devenir invisible, se fondre dans la masse, être oubliée et tout un tas de mots dans le genre.

    « D-désolée... »

    Elle se tut, ne sachant pas de quoi elle devait suivre ses mots. Se mettre à tout déballer sur sa vie et ses erreurs et ce qu'elle faisait là et ce qui avait fait que le malheur - perçu comme un malheur en ce moment même - les réunisse à présent alors qu'elle n'était ô non pas prête à ça.

    « J'ai... pas beaucoup de temps et d'ailleurs... il faut que j'y aille. »

    Fieffé mensonge qu'était-ce là, elle n'avait aucune urgence, comme il a été dit avant. Enfin si, là, c'était l'urgence de partir mais c'était sa volonté qui lui criait de partir et pas... un impératif horaire. Faisant mine de repartir pour bien s'enfuir à toute vitesse, Claire se contenta de lancer encore un :

    « Et puis... tu dois sans doute être pressé. »

    Avant de prendre ses jambes à son cou... mais pour quelques pas seulement. Peut-être n'avait-elle même plus la force de fuir à présent. Elle s'arrêta à peine quelques pas après son soit-disant départ précipité et poussa un soupire tout en hochant les épaules. Elle se tourna pour faire à nouveau face à Mathias et, haussant à nouveau les bras, elle fit marche arrière, vers lui, comme pour se racheter... il ne lui avait pas encore sauté au cou après tout.

    « Ou... peut-être que j'ai du temps, finalement. »

    L'instinct maternel de se rapprocher d'une certaine manière de sa fille grondait-il en elle comme un orage prêt à exploser ? Peut-être que c'était ça qui la clouait ici, combattant ses jambes qui brûlaient à nouveau d'envie de s'enfuir. Cependant, elle ne savait toujours pas comment engager la conversation... Ainsi, elle baissa à nouveau le regard, évitant soigneusement et d'un air très professionnel le regard de Mathias... sans doute plein de douleurs passées.
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Mathias H. Spencer
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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Jeu 25 Juin - 22:37

    Une chance pour moi, je ne m'étais pas trompé de personne, c'était bien Claire, la Claire ! La seule et l'unique, celle qui avait fait partit de ma vie, en bien ou en mal ? Je n'avais pas la réponse à la question. Elle était partie, sans rien dire, elle s'était enfuie, me laissant seul, moi adolescent de 16 ans, moi gamin encore en pleine puberté, qui ne pensait qu'à une chose, s'éclater et profiter à fond de sa jeunesse, elle avait laissé se gars là avec un enfant dans les bras, un enfant dont il ne pourrait s'occuper que tout seul. Je ne parlais plus à celui que j'avais longtemps cru être mon père, alors je me voyais mal allait le voir en lui disant « Salut, on se parle plus, mais j'ai un enfant, ce serait bien si tu m'aidais ! », alors j'ai tout gérer tout seul, même si je vivais toujours sous le même toit que ce soit disant père. Je ne sais pas comment, mais j'ai plutôt bien réussi, quand je me suis retrouvé seul, j'ai ravaler ma fierté d'adolescent populaire qui est présent à toutes les fêtes du moment que l'alcool y coule à flot et je me suis occupé de ma fille. Je savais qu'elle souffrirait de l'absence de sa mère, je savais ce que c'était moi, ma mère aussi présente fut elle, ne m'avais jamais accepté, elle m'avait détesté de tout son être, et ma présence sous le même toit qu'elle avait fini par causer son suicide. Je me revoie bien ce jour là, entrer dans la salle de bain et y retrouver le cadavre dont le poignet ouvert avait souillé la pièce blanche, du liquide rouge opaque que l'on appelle sang, aussi étrange que cela puisse paraître, ça ne me fait absolument le fait de repenser à cette vision ne faisait rien, je n'avais pas souffert de cette perte. Tout ça pour dire, qu'au fond je pensais que je pensais que Claire avait un peu réagit comme ma mère, elle avait rejeter sa fille au fond, peut être qu'elle aussi elle détestait sa fille pourtant contrairement à moi, Olivia était le fruit de l'amour, un amour trop jeune et trop imprudent, ça on ne pouvait pas le nier, mais on était quand même amoureux à l'époque. Alors qu'est-ce que cette enfant avait bien pus faire, avant même de naitre, pour que sa mère ne veuille pas d'elle ? C'était quelque chose que je n'avais jamais compris sa réaction. Elle était partie seule avec sa drogue, et c'était la première fois que je la revoyait depuis dix longues années.

    Comment l'accueillir ? Sans doute pas avec un gros câlin, il n'y a que les bisounours ou autre créature de dessin ami pour pardonner si facilement autrui, oui les dessins animés me montent un peu à la tête, c'est l'une des conséquences de la paternité ! Bref, elle se rappelait de moi vu qu'elle m'avait appelé par mon prénom, elle avait hésité, elle n'avait peut être, surement même, pas envie de me revoir après tout ce temps, se sentait t'elle coupable ? Si c'était le cas, c'était envers Olivia qu'elle devrait se sentir coupable, moi je n'avais pas souffert de son absence, je m'étais demandé pourquoi elle était partie, mais jamais je me suis sentis malheureux, la place qu'elle avait occupé dans mon cœur avait était donnée à Olivia. En revanche, Olivia avait souffert, comment voulez vous qu'une gamine réagisse quand elle voit tout ses camarades sauter dans les bras de leur mère, quand elle ne voit que son père ? Encore une fois, j'avais connus cette douleur, mais je savais que ça n'avait pas le même effet sur un garçon que sur une fille, on dit souvent que les filles ont besoin de leur mère comme exemple, et les garçons de leur père. Il fallait mieux pour elle qu'elle ne prenne pas exemple sur moi, car un homme qui couche à droite à gauche, c'est normal, mais une fille qui fait la même chose, c'est une trainée ! Alors non, elle ne devait pas suivre mon exemple, heureusement depuis quelques mois, il y avait Nelly. Je pense que sa présence à beaucoup aidé Olivia, tout d'abord parce qu'intelligente comme elle est, elle avait compris que son père avait enfin une relation stable, et parce qu'elle avait enfin quelqu'un sur qui prendre exemple.

    Quoi qu'il en soit, le silence s'installa jusqu'à ce qu'elle s'excuse, un simple « désolée », que voulez t'elle que je réponde à ça ? Selon moi il n y avait rien à pardonner, car encore une fois, ce n'est pas moi qui mérité des excuses, c'était Olivia, cependant, je n'avais absolument pas envie que cette droguée voit ma fille, qui soit dit en passant était aussi la sienne, mais elle était quand même un peu plus la mienne non ? Enfin bon on s'en fout.


    « C'est moi qui suis désolé. Désolé pour toi, pour ce que tu as fais et pour ce que tu es Claire. »

    Je la regardais, sans aucun sentiment dans les yeux, je n'avais pas pitié, je n'avais pas de compassion, même pas de haine ou de mépris, rien, j'étais indifférent à ces retrouvailles que je trouvaient pathétiques. Elle enchaina en disant qu'elle n'avait pas beaucoup de temps, qu'elle devait partir. Ha la bonne blague ! Fuir, encore et pour toujours ça ne me surprenait pas d'elle. Elle ajouta que je devais aussi être pressé.

    « Tu n'as pas changé, toujours en train de vouloir t'échapper. C'est vrai que je devrais être pressé, j'ai un meurtrier à résoudre, un cadeau à trouvé pour ma petite amie, des courses à faire et le tout avant d'allait chercher ma fille à l'école. »

    Instinctivement, j'avais insisté sur « ma fille », je ne sais pas pourquoi. Sans doute pour voir la réaction de Claire, ou alors parce que je voulais lui faire du mal, une sorte de vengeance inconsciente. Elle commença à partir, et en la regardant s'éloigner, je poussais un soupir désespéré. J'étais presque sûr qu'elle ne changerais jamais et pourtant, elle me prouva le contraire en revenant vers moi.

    « Apparemment, tes projets sont facile à modifier ... »

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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Jeu 25 Juin - 23:17


Le seul charme du passé,
c'est qu'il est le passé.


    Certes, il ne lui avait pas sauté au cou, mais ça aurait sans doute été moins douloureux que tout ce qu'il déballait comme "bonjour". Oui, vraiment, une super journée, pleine de rebondissements... et qui valaient vraiment le détour en fait. Passant un main dans ses cheveux encore déglingués par ses années sombres, Claire se reposta, silencieuse devant Mathias. Apparemment, il était décidé à lui faire une foule de reproches, qu'ils soient extériorisés, ou non, elle le savait, il devait sûrement ruminer sur elle intérieurement. Mais qu'il ne se voile pas la face, elle aussi, elle avait ce petit truc dans son esprit qui ramenait toute une foule de souvenirs pour amener le passé douloureux. Elle aurait pu lui en balancer aussi, s'il n'avait jamais voulu de la gosse, il avait qu'à essayer de la convaincre d'avorter après tout ! Mais qu'est ce qui lui serait restée ?! Lui, il aurait continué sa vie de bellâtre et elle, elle se serait restée avec son corps, son corps qui avait hébergé un enfant et son esprit qui avait décidé de l'extirper comme ça. Baissant le regard en ce mordant une nouvelle fois la lèvre pour ne pas se mettre à hurler dans tout le centre commercial et se taper une honte intégrale, Claire poussa un soupire, faisant un signe à son interlocuteur pour qu'il cesse un peu de lui balancer des reproches en pleine poire. Okay, il était pressé, okay, il avait une vie très compliqué okay, bouhou pauvre de lui mais ce n'était pas - enfin pas forcément - une raison de commencer tout de suite à ressasser le passé en oubliant complètement... la base des bienséances. Oui, elle abusait un peu, mais bon, c'était peut-être une façon de faire des reproches à Mathias. Reprenant difficilement la parole car entendant le "ma fille" raisonner dans tout son esprit, Claire se contenta de garder à nouveau le silence encore un moment. Sa fille... il l'avait donc prise en charge, elle avait grandi et apparemment, elle était assidue à l'école, ou du moins, elle y allait, c'était déjà ça. Lui, il était sur un meurtre... un flic ?! Vraiment louche, ce n'était pas le job qu'elle aurait vu lui correspondre. Bref... c'était tout de même le "ma fille" qui restait omniprésent dans l'esprit de la jeune femme, elle voulait au fond de son être en savoir plus, mais son esprit lui disait bien entendu qu'elle allait se faire envoyer balader par la personne face à elle... logique. Alors, allait-elle aussi sortir les griffes ou essayer de tempérer la personne face à elle, elle-même ne le savait pas lorsqu'elle commença sa phrase :

    « Si ça peut simplement te prouver que j'ai rien à voir avec la fille que j'étais avec toi... je peux modifier n'importe lequel de mes projets... de toute manière, qu'est ce qu'une droguée pourrait avoir comme projets pour sa journée ? »

    Certes, elle n'avait plus rien d'une droguée, mais lui, au fond de lui, elle en était sure, il pensait qu'elle en était encore une, ça se lisait dans ses mots, ses sous entendus tous plus tranchants les uns que les autres. Alors oui, elle sortait les griffes parce qu'elle n'avait aucune envie qu'on continue de la traîner dans la boue après tout ce qu'elle avait pu faire pour trouver sa chance... et elle l'avait trouvée, et elle ne voulait pas qu'on la croit encore faible comme l'adolescente qui avait pris la fuite, c'était il y a dix ans après tout.

    « Alors je m'échappe selon toi ?! Et qu'est ce que je gagne à rester ici ?! Ton mépris ? J'en ai pas besoin figure-toi... »

    Oui, maintenant elle avait vraiment envie de partir... pourquoi rester s'ils se mettaient à s'engueuler ?! Ça ne servait à rien et en plus, monsieur avait apparemment bien beaucoup de travail et de choses à faire. S'occuper de sa petite famille, comme un mec modèle et un papa devenu parfait. Seulement, elle, quand il avait fallu choisir, elle avait été seule. Qu'est ce qu'il avait choisi lui ?! A ce qu'elle s'en souvient - et elle était encore clean à l'époque - le fameux père n'avait jamais omis d'avis sur la question : garder l'enfant ?! Avorter ?! Ils étaient deux dans le lit à ce qu'elle sache. Retenant ses mots à l'intérieur de son esprit, Claire se contenta se contenta de hausser les épaules, comme lassée déjà par la conversation

    « Bon... maintenant je suis là alors balance tes reproches, qu'on en finisse. Alors... je suis devenue quoi selon toi ? Qu'est ce que j'ai fait ?! Je passe sans doute pour la méchante mère même pas digne qui a abandonné son gosse... mais franchement, une mère droguée, ça vaut mieux que pas de mère du tout ? »

    Oui, ça y'est, elle avait compris maintenant, c'était son foutu "ma fille" qui venait de la foutre en rogne plus que ses petites phrases philosophiques sur le pourquoi du comment il était désolée pour une femme qui ne faisait plus partie de sa vie. Les reproches fusaient à tout va, c'était vraiment facile... Et elle aurait du rester avec eux ?! Rentrer tous les soirs à moitié assommée par la drogue pour aller lire une histoire à sa fille ?! C'était justement pour éviter ça qu'elle était partie, aussi par crainte, par lâcheté sans doute... mais elle avait pesé le pour et le contre et à l'époque, ç'avait été la meilleure solution qu'elle avait trouvé, du haut de ses pauvres seize années.
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Mathias H. Spencer
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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Ven 26 Juin - 11:37

    Qu'est-ce qu'une droguée pourrait avoir comme projet pour sa journée, c'était bien la question que je me posais ! La réponse à mon avis était bien décevante. A part attendre son dealeur et se défoncer les drogués ne devaient pas avoir grand chose à faire, de toute évidence, ils n'étaient pas en mesure de travailler. D'ailleurs, je m'étais souvent demandé si ma mère à moi n'était pas aussi droguée, elle restait enfermée toute la journée dans sa chambre, elle mangeait très peu et la drogue aurait peut être expliqué sa folie. Mais elle était morte avant que je n'ai pu répondre à ses questions. Ha la la, la drogue quel connerie ! Je ne comprenais pas ce que ça pouvait apporter, en même temps j'avais jamais essayé et l'idée ne m'avait jamais traversée l'esprit, même quand j'étais un « adolescent libre » je ne pouvait pas savoir ce que ça faisait, et je ne pouvais pas non plus comprendre pourquoi Claire avait choisi cette voie, ça n'aurait pas était plus simple pour elle de rester avec nous ? Sans jamais touché à la drogue ? Au pire elle aurait pu allez en cure de désintoxication et revenir, mais pas après dix ans, faut pas non plus poussé mémé dans les orties ! Je suis sûre que si elle s'était donné la peine, elle aurait pu être une bonne mère, et même si on était jeune à l'époque, notre couple aurait pu tenir, on aurait pu former une belle famille, c'est sans doute comme ça que j'avais vu les choses quand elle m'avait annoncé qu'elle était enceinte, j'avoue ne pas avoir était de très bon conseil, parce que pour moi, qu'importait sa décision, j'aurais était là pour elle. Après la décision, mon soutiens était bien moins important mais bon, vous connaissez les hommes, on est tous pareils, on ne donne jamais notre avis sur les décisions importantes de notre couple, quoi qu'en général,c'est nous qui demandons les demoiselles en mariage, mais c'est bien la seule chose qu'on sait faire ! Enfin bon, de toute façon, je n'avais jamais regretté qu'elle choisisse de garder l'enfant, j'avais juste regretté qu'elle soit partie.

    « Je sais pas, moi j'ai jamais touché à la drogue, alors à toi de me répondre ... »

    D'ailleurs, elle avait l'air complètement lucide, elle ne présentait aucun signe de manque, c'était assez surprenant, toutes les fois où je l'avais imaginée, je l'avais vue en stéréotype d'une toxico pourtant elle n'était pas du tout comme ça, j'en avais vu des drogués dans mon boulot, mais elle ne leur ressemblait pas vraiment, est-ce qu'elle était Clean ? Cette idée m'aurait surpris, mais bon, Claire pouvait être pleine de surprises quand elle le voulait !
    Elle avait raison, elle ne gagner pas grand chose à rester ici, mais à quoi elle s'attendait ? « Salut, Claire ! Comment ça va depuis le temps ? Tu deviens quoi ? » ça aurait était bizarre comme réaction non ? Puisqu'elle avait l'air lucide, elle ne devait pas s'attendre à ça, ou alors elle était plus cinglée que je ne l'avait jamais imaginé. Quoi qu'il en soir, je devais bien admettre que j'avais été un peu dur …


    « Je suis navré Claire, mais je ne pense pas que tu es revenue jusqu'à Caldwell en espérant que je t'offre des fleurs. »

    Je ne savais pas pourquoi elle était revenue à Caldwell, pour renoué avec son passé ? Pour se racheter ? Pour regagner sa place dans la vie d'Olivia ? J'avais bien peur que ce soit impossible, Olivia était une fille très intelligente, d'ailleurs j'étais incapable de savoir de qui elle tenait ça ! Sans doute d'une génération antérieur à la notre. Bref, elle était donc trop intelligente pour accepté dans sa vie une femme qui n'avait jamais voulu d'elle, et tout cas, pour le moment. Car quand elle sera adolescente, peut être qu'elle aurait envie de connaître qui était celle qui l'avait portée durant neuf mois, peut être qu'elle sera capable de lui pardonner, j'en savais rien, mais tant que je pourrais la protéger, je le ferais. La protéger de quoi ? Moi même je ne savais pas vraiment, peut être de la déception d'apprendre la vérité sur sa mère, car oui, elle ne la connaissait pas vraiment, elle savait qu'elle était partie en nous laissant tout les deux et puis point final, je n'avais pas envie de lui expliquer que sa mère avait préféré sa drogue à sa fille, c'était peut être égoïste de ma part, mais que voulez vous, pour moi, elle était trop jeune pour qu'on lui parle de drogue !

    « J'en sais rien Claire, tout ce que je sais c'est que tu es partie avec ta drogue, alors je suppose que tu es devenue une droguée. Sache qu'Olivia, car elle s'appelle Olivia, j'ignore si tu le savais, mais sache qu'elle n'a pas de mère du tout, tu n'a fais que la porter, tu es sortie de sa vie quand elle est née, elle ne t'a jamais connue, elle ne sais pas même pas à quoi tu ressembles et elle envie toutes ses gamines qui sautent dans les bras de leur mère après l'école, parce qu'elle, elle n'en a pas. »

    Telle était la façon dont je voyais les choses, je ne voulais pas blesser Claire, je voulais juste lui faire comprendre qu'elle n'était rien pour Olivia, qu'elle n'était même pas « une mère droguée » comme elle l'avait suggéré. Si elles se croisaient par hasard dans la rue, aucune des deux ne serait capable de reconnaître l'autre pour la simple et bonne raison, qu'elles ne s'étaient jamais vues, même quand la petite est née, sa mère n'a pas voulu la regarder ou la prendre dans ses bras une première et une dernière fois, qu'est-ce que ça lui aurait coûter ? L'envie de rester près d'elle ? N'aurait-ce pas était beaucoup mieux ? Je pense que si, je l'ai déjà dit, mais je pense qu'on aurait pu former une vrai famille, tout dépendait de Claire ….

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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Ven 26 Juin - 12:26


Souffrir passe.
Avoir souffert ne passe pas.


    Le ton s'était un peu adouci entre les deux, peut-être Mathias commençait à se poser plein de questions. Il s'attendait à quoi ?! A voir Claire comme une paumée avec un sachet de drogues ou une seringue en main ? Eh bah oui, il se mettait le doigts dans l'oeil et jusqu'au coude, voire plus encore. Elle avait combattu la drogue, ses sentiments et ce que sa dope pouvait cacher quand elle en prenait et c'était certainement pas pour qu'on pense qu'elle était encore dépendante comme elle l'avait été auparavant. Poussant un soupire à la fois las et agacé aux paroles de son interlocuteur, Claire se passa une nouvelle fois une main dans ses cheveux, avant de lever les yeux vers son ex, bien plus grand qu'elle. Arquant un sourcil pour montrer encore plus son agacement face à sa petite réplique cinglante, elle répondit à son tour :

    « Navrée pour toi... mais je me souviens plus. Ça fait longtemps que j'ai oublié cette période et ce qu'elle m'apportait. »

    Son ton était tranchant, elle n'aimait pas en fait parler de sa drogue, oui, voilà SON erreur passée, SES problèmes, SON moyen de fuir la réalité, ses responsabilités, ses merdes et tout ce qui allait avec. Abandonnant son air agacé aux premiers mots des excuses (excuses ?!) de Mathias, Claire fut dans un premier temps à nouveau gênée par ce subit retournement de situation. Non, elle s'était attendue à ce qu'il l'étrangle, qu'il la poursuive tandis qu'elle s'enfuyait pour ne pas le revoir et encore moins affronter... mais elle n'avait pas opté pour les fleurs, ça n'avait jamais été son truc les roses qui se fanent... un truc bien éphémère pour traduire un amour qui est sensé être éternel. Passant un main sur son front à présent plissé par un creux du à son haussement de sourcil, Claire répondit aux paroles de Mathias, à mi-voix, lui faisant presque signe d'arrêter de jouer dans les sentiments :

    « C'est pas à toi de t'excuser... Je sais... j'ai merdé, et il m'a fallu du temps pour m'en rendre compte... j'ai... j'ai eu des problèmes. »

    Non, elle n'avait pas envie de dire un truc du genre "avant j'ai du m'injecter je sais pas combien de litres de drogue dans les veines, puis j'ai dormi dans les rues et j'ai fait je ne sais même plus quoi" et elle ne voulait même pas dire qu'elle s'était droguée... une forme ratée de sa thérapie, elle ne voulait pas assumer le fait d'avoir aimé prendre ces euphorisants pour faire taire son esprit, son cœur et son âme mais pour pouvoir vivre en se regardant dans le miroir. Se regarder même, le mot était grand... elle ne se voyait même pas les trois quarts du temps, c'était peut-être pour même pas voir sa face de ratée qu'elle prenait sa dope, c'était pour des tas de choses bien différentes... mais toutes liées à ses erreurs d'ado. Baissant le regard vers le sol comme pour échapper aux paroles de Mathias mais les écoutant tout de même attentivement, Claire se mordit à nouveau la lèvre inférieure, gardant encore un long silence, la gorge serrée et l'esprit embrumé par une forme encore de culpabilité. "Olivia", c'était parfait comme prénom, elle n'aurait certainement pas pu trouver mieux pour donner une identité à sa fille... Oui, elle ne savait rien d'elle, elle ne la connaissait pas mais à ses yeux, c'était sans doute mieux pour elle car, si elle était restée, au delà d'envier toutes les petites filles de son école qui avaient une mère normale, elle devrait affronter aussi chez elle, autour d'elle, un quotidien sombre, proche du quotidien que Claire avait eu quand elle avait été seule. Peut-être là encore que la drogue aurait pu passer à la trappe, si seulement elle n'avait pas eu cette peur lui rongeait le ventre et l'esprit lorsqu'elle avait porté son bébé à terme. C'était alors une forme d'égoïsme qui était né de cette peur qui avait alors gagné sur l'amour maternel. Oui, elle n'avait pas daigné regardé son enfant, le fruit d'un amour partagé, fusionnel et pur pour une amourette de lycée. Elle n'avait pas daigné non plus la prendre dans ses bras. Pourquoi ? Peut-être avait-elle été contaminée elle aussi par la peur qui avait envahi les familles d'adoption qui avaient toute refuser de prendre l'enfant qu'une fille aux airs de cancéreuse comme Claire portait... peut-être qu'en la touchant ou même en l'approchant, Claire avait peur de la contaminer de tous ses malheurs, de tous ses vices. Ou peut-être qu'elle n'avait pas voulu voir le fruit de ses gênes, une fille qui aurait sans doute tout d'elle, ses tares... tout ce qui avait maudit sa propre vie et qu'elle n'aurait souhaité même à personne. Quittant difficilement le sol du regard pour le laisser divaguer un peu autour d'eux, Claire, la gorgée nouée par cet instinct maternel avec qui elle avait appris à vivre assez difficilement, reprit ses mots, pour répondre quelque chose, elle ne savait pas quoi, mais quelque chose :

    « J'avais... pensé que c'était la meilleure chose à faire. J'étais paumée, je savais pas comment faire pour m'occuper d'un bébé, l'aimer. J'aurais sûrement été la pire mère du monde... Et à y réfléchir, j'étais sure qu'elle serait plus heureuse avec toi qu'avec moi... ou qu'à mon contact tout simplement. »

    Elle avala difficilement sa salive et baissa à nouveau le regard vers le sol dans un léger froncement de sourcils. Peut-être que ça avait tout, vu de l'extérieur à un mélodrame ou un truc dans le genre... un truc bien pathétique, mais c'était comme ça qu'elle était, elle et toute sa vie : pathétique.
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Mathias H. Spencer
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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Ven 26 Juin - 15:37

    Claire disait avoir oublier cette période et tout ce qu'elle lui avait apporter, qu'est-ce que cela signifiait ? Avait elle arrêté la drogue, voilà qui aurait était une parfaite idée, j'espérais que ce soit vraiment le cas, ce serait mieux pour elle. Tout ça ne me disait pas ce qu'elle faisait ici, elle n'était plus droguée alors elle était revenue à Caldwell ? Dans quel but ? Pour Olivia peut être, mais à quoi bon ? Elle était assez intelligente pour savoir que revenir après 10 ans c'était un peu abusé, elle ne manquait pas de culot mais ça avait toujours était un peu le cas. Enfin bon, quoi qu'elle veuille, si ça avait un rapport avec Olivia, elle ne l'obtiendrait pas facilement ! J'aurais était capable de tuer pour protéger ma fille !

    « T'as arrêté de te droguer ? Ça c'est une bonne décision, si seulement tu l'avais prise il y a 10 ans ... »

    Je ne faisais pas forcément attention à ce que je disais, c'était l'un de mes gros défauts ça, j'étais du genre à parler sans me soucier des conséquences que pourraient avoir mes mots. Là, ils risqueraient de faire naitre une énorme culpabilité en Claire, ou juste de la faire grandir, mais c'était déjà beaucoup. Quoi qu'il en soit, elle vu le ton qu'elle employa, elle devait en avoir marre de m'entendre m'excuser, c'est vrai qu'au final, moi je n'avais rien fait de mal, j'avais très bien assumé mon statut de père, même si avouons le j'avais eu beaucoup de mal au début, quand je devais assumé ma vie de père et celle de lycéen, vous savez, après une longue journée de cours, on a rarement envie de changer des couches et quand on sait qu'on va se lever tôt pour allez en cours, on rêve de passer une nuit complète, heureusement pour moi, j'avais quand même particulièrement bien assuré, la preuve, j'avais même était à l'université, j'avais bien réussis professionnellement, et ma fille était sans aucun doute la meilleure élève de sa classe, mais aussi une enfant épanouie comment ne pas être fier de soit dans ses conditions ?

    « Ok Ok, j'arrête ... »

    Je n'avais aucune raison de continuer à m'excuser de toute évidence, ni a continuer de remuer le couteau dans la plaie de Claire, elle avait souffert, ça je n'en doutais pas, mais est-ce que sous prétexte qu'on à fait des erreurs et qu'on les assumes, ceux qui ont payé le prix de nos erreurs doivent les pardonner ? Je ne connaissais pas la réponse à cette question très philosophique, et de toute façon j'avais toujours était nul en philosophie, tout ça pour dire que je ne savais pas si je devais pardonner Claire, ces erreurs n'étaient pas si simple à pardonner et avouons le, aujourd'hui il n'y avait plus de place dans ma vie pour elle, en tout cas, la place qu'elle occupait à l'époque était désormais attribué à une autre femme, dont le passé était de toute évidence beaucoup moins sombre que celui de Claire ! Après est-ce qu'elle avait une place dans la vie d'Olivia, la logique aurait voulu que oui, elle était sa mère biologique, alors elle devrait avoir sa place dans sa vie, elle devrait être celle à qui Olivia parlera de trucs de filles qui moi me dépassent complètement, mais elle n'avait pas voulu être cette personne il y a 10 ans quand Olivia est née, alors je ne vois pas pourquoi aujourd'hui on lui rendrait cette place qu'elle a lâchement refusée. Nelly, même si Olivia savait très bien qu'elle n'était pas sa mère, ferait sans doute l'affaire le moment venu. Olivia l'adorait et ce sentiment était réciproque, alors non, il n'y avait plus de place pour Claire dans nos vies vu qu'aujourd'hui, il y avait Nelly.

    Elle pensait qu'elle n'était pas capable de s'occuper d'un bébé, mais on ne peut pas savoir si on essai pas, elle croyait quoi, moi aussi quand j'avais 16 ans j'ai cru que je n'en serais pas capable, et pourtant j'ai réussis, alors ça doit être à la portée de n'importe quel abrutit du moment qu'il s'en donne la peine. Et puis elle ne pouvait pas être la pire mère du monde vu qu'il y avait eu la mienne avant, je crois que même Claire aurait pu faire mieux que ma mère, vu que de toute façon on ne peut pas faire pire, c'est vrai, vous avez déjà vu pire qu'une mère qui dit à son gosse qu'elle le déteste ? Je crois que même la violence physique est plus supportable que ce genre de propos, je me souviendrais toujours de la seule fois où j'avais voulu lui offrir un cadeau de fête des mères fait à l'école, Ok c'était carrément moche mais on dit pas ça à un môme de 7 ans ! J'ai été traumatisé, mais au moins j'ai réalisé que je ne serais jamais un artiste ! Enfin bon, il fallait le vouloir pour faire pire que ça ! Et à l'époque, je savais que Claire était capable de s'occuper d'un enfant. Aujourd'hui, c'est différents, personne ne confirait un enfant à une ex-droguée qui a laissé tombé sa fille …


    « Moi j'étais sûr que tu en étais capable, tu étais quelqu'un de bien, tu n'as pas avorter, pour moi, c'est déjà une preuve que tu pouvais t'occuper d'un enfant et puis je sais pas ce qui t'es passé par la tête qu'en tu t'es dit qu'elle serait plus heureuse avec moi, j'ai jamais autant stressé dans ma vie qu'avec un bébé dans les bras, j'avais peur de la casser, je ne savais pas changer les couches, faire un biberon c'était comme faire la guerre, et puis crois moi tu aurais toujours était capable de faire mieux que ma mère à moi ... »

    Rien que de repenser au début de ma vie de père, je n'avais pas pu m'empêcher de sourire, moi qui essayais de me montrer froid et impartial devant elle, c'était raté, j'avais tellement galérer pendant les premiers mois de la vie d'Olivia que ça en était comique !

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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Ven 26 Juin - 16:16


Nous ne percevons, pratiquement, que par le passé,
le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé
rongeant l'avenir.


    La réponse de Mathias retentissait dans la tête toute entière de Claire. Peut-être... peut-être qu'elle aurait du pouvoir être capable d'arrêter il y a dix ans. Peut-être qu'elle aurait du être capable de contrôler cette chose qui criait en elle un besoin de quitter ce monde, d'oublier la lourdeur de tout ce qui l'entourait, d'oublier la fadeur même de l'existence humaine. Oui, malgré tous les effets qu'elle pouvait avoir, la drogue avait donné une forme de couleur, de vie à l'esprit de Claire. Et puis, la drogue lui avait aussi permis de grandir, de changer lorsqu'elle avait du la combattre. Le chemin avait été long et périlleux, quatre longues années pour ressembler à quelque chose, à quelqu'un de sevré et loin de toute volonté farouche de reprendre un peu de truc par-ci par-là pour ne pas avoir à pleurer. Se contentant d'un acquiescement, Claire ne dit mot, consentant presque aux paroles qui étaient censées être cassantes de Mathias. Mais il avait raison, et c'était peut-être ça le plus douloureux ou le plus dur à encaisser, elle s'était contentée de choisir la voie de la facilité... du haut de ses seize petites années. A cette époque, elle n'avait pas pensé aux conséquences que son départ pourrait avoir, ni à ce que le fait d'abandonner son enfant entraînerait dans son esprit et tous les remords qui pourraient renaître une fois la drogue disparue. Elle avait été immature, une vraie gamine inutilement futile et bien bête. Cependant, ce n'était pas par égoïsme ou volonté de se sauver elle-même qu'elle était partie. Certes, elle avait eu peur, certes, elle n'avait pas voulu même regarder sa fille mais tout ce qu'elle avait fait - enfin, la seule chose qu'elle avait fait pour sa fille, soit partir - elle l'avait fait en tout état de cause, clean et sobre... une décision pesée et réfléchie et comme elle l'avait bien dit, la décision la plus juste et mature qu'elle avait trouvée... même si cela pouvait paraître paradoxal. A la naissance de leur fille, tout s'était bousculé, précipité dans l'esprit de la jeune femme. Même si elle n'avait pas voulu les écouter, elle les avait entendus, les cris de son enfant, les pleurs d'un nouveau né, elle en avait été émue, abattue, traumatisée et tout ce qui peut aller dans la même lignée. Mais d'un autre côté, il y avait ce besoin de survivre. Elle aurait fait quoi ?! Son père, de un, l'aurait foutue à la porte... là au moins, elle était partie... tout un tas d'autres facteurs se précipitaient dans son esprit pour lui donner raison mais le plus souvent tord. Elle regrettait aujourd'hui et une petite voie dans sa tête était en train de se foutre d'elle et de dire "bah, fallait y penser plus tôt ma vieille !". Une conscience qu'elle ne pouvait pas faire taire et qui lui bouffait intégralement l'esprit. Relevant le regard vers Mathias à ses premiers mots, Claire écouta ses paroles, ne croyant pas vraiment à la véracité de celles-ci, ne sachant pas s'il disait ça encore pour balancer un truc derrière pour la faire à nouveau culpabiliser ou si la phrase elle-même ne contenait pas un sous-entendu tranchant. Pourtant, il acheva sa phrase, souriant de nostalgie, ressassant des moments de bonheur. Des moments qui avaient échappé à Claire, des moments qu'elle avait voulu fuir. Claire se contenta d'un léger sourire pincée, partagée cette fois-ci entre l'envie d'en savoir plus et l'envie de pouvoir remonter le temps... ou elle ne savait quelle envie dans le même esprit bizarre. Sentant que c'était peut-être à elle de parler à la fin de la phrase de Mathias, Claire hocha à nouveau la tête, d'un air bien moins convaincu qu'avant... elle, une bonne mère ? Ça aurait été le canular de l'année. Mais bon... peut-être que sans drogue, elle pourrait se le prouver à elle-même.

    « Oui, peut-être... »

    Se contenta-t-elle de souffler entre ses lèvres, à demi-mot, ne comprenant pas l'utilité de traduire ses doutes. Passant une main dans les poches arrières de son jean, Claire garda à nouveau le silence, une peur et une envie incontrôlée grandissant dans son esprit. Laissant à nouveau son regard divaguer sur ce qui les entourait, la jeune femme prit son temps avant de traduire ce qui lui taraudait l'esprit, un profond creux dans l'estomac mais son cerveau criant de ne pas reculer devant ce qui pourrait être une muraille difficile à franchir... maintenant, elle le savait, c'était ancré en elle, dans son esprit, son cœur et ses souvenirs, elle voulait rattraper le temps, sans pouvoir rembobiner mais essayant de faire ça... d'une manière tout à fait loin des films dans le genre retour vers le futur :

    « C'est... pour ça que je suis là. Je veux la voir... »

    Elle avait dit sa phrase avec beaucoup de pauses au départ puis, lorsque l'idée d'une volonté de connaître sa fille s'était traduite dans les mots qu'elle employait, elle avait fini sa phrase d'une manière assez rapide. Pourtant, elle ne bougeait pas maintenant, n'ayant aucune envie de fuir. Elle restait plantée face à Mathias, le fixant même d'un regard plein de volonté (xD), les mains toujours plantées dans les poches arrière de son jean... mais bien décidée à ne plus reculer... et encore moins fuir.
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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Ven 26 Juin - 17:36

    Oui, peut être, ce fut sa seule réponse, elle n’avait pas l’air d’en être convaincue, en même temps si elle l’avait été, c’est qu’elle aurait su qu’elle aurait pu être une bonne mère, alors elle ne serait pas partie, dit comme ça, on a l’impression que c’est compliqué mon charabia, mais en faite non. Mais passons, on ne va pas y passer la nuit. Que puis je dire de plus à ça moi ? Même en y réfléchissant je ne trouverais pas, alors contentons nous d’un haussement d’épaule, une réponse qui ne demande pas d’effort et qui veut clairement dire que justement on ne sait pas quoi dire, c’est du moins de cette façon que moi je traduis ce geste, quoi qu’il en soit, il en disait suffisamment long sur mon avis sur la situation en tout cas. La plus important de cette discussion n’est pas là, non le plus important c’est cette réplique prononcé par Claire, elle disait vouloir voir Olivia. Heureusement que je n’étais pas en train de manger, sinon je me serais étouffé, heureusement que je n’étais pas en train de boire, sinon j’aurais, sans le vouloir, tout recracher au visage de Claire, avouons le ça aurait était marrant et elle l’aurait bien mérité, un peu de pu et elle me faisais faire une crise cardiaque !

    Tout d’abord, je ne fus pas capable de dire quoi que ce soit, mais on percevait très clairement l’incompréhension dans mon regard avec une pointe de je ne sais quoi qui voulait dire « mais elle délire ! », allez trouver un adjectif pour qualifier ça vous ! J’étais sous le choc vraiment. Je crois que je n’avais jamais ressenti cette sensation de toute ma vie, il y avais un peu de peur, la peur de perdre ma fille sans doute, une grande incompréhension, j’étais littéralement paumée, et une envie de me réveiller comme si cette discussion n’avait était qu’un rêve, ou un cauchemar. Jamais dans toute ma vie je n’avais imaginé qu’un tel truc m’arrive, moi j’avais tracé un trait sur Claire, et je pensais qu’elle avait fait de même, ou du moins que la drogue l’avait fait pour elle, a vrai dire, avant de la voir débarquer comme ça à l’improviste j’ignorais même si elle était encore en vie, vous savez, une overdose s’est si vite en arrivé, elle aurait pu être en prison aussi, les drogués peuvent être dangereux sans s’en rendent compte, je savais par expérience dans la police, qu’un drogué pouvait facilement devenir un tueur.

    Bref, là n’est pas la question. C’est quoi la question déjà ? Ha oui, Olivia, Claire qui veut voir Olivia, il me faut encore quelques minutes pour m’en remettre, il faudrait même que je prenne l’air avant de tomber dans les pommes sous l’effet du choc. J’aurais voulu qu’on me donne des baffes pour que je puisse reprendre pleinement le contrôle de mon cerveau et des pensées qui s'entremêlait à l’intérieur de tous ses petits neurones, perdus ne sachant plus quoi faire, quel messages devaient-ils envoyer à mes cordes vocales pour qu’elles réagissent, quel son fallait elles qu’elle fasse sortir, qu’elle mouvement ma mâchoire devait elle faire pour que mes paroles soient compréhensibles ? C’était là une grande question, mais après quelques minutes de gros foutoir cérébral, je recommençais enfin à m’y retrouver la dedans, reprenant peu à peu le contrôle de mon cerveau, je devais trouver quelque chose à dire, mais quoi ? « Bien sûr Claire, passe chez moi dans la semaine » ça déjà c'était impossible autant supprimer cette phrase grotesque de ma tête, il y avait aussi « Il en est hors de question ! » Vraie, mais très peu argumentée, en vérité, il était vraiment difficile de trouver des arguments, c'était son droit en tant que mère de vouloir voir sa fille, après 10 ans comme après 20 ans, qu'importe, mais c'était aussi peut être mon droit en tant que père de refuser catégoriquement qu'elle la voit, et face à ce regard plein de volonté avec lequel Claire me fixais, je ne réussis pas à sortir autre chose que :


    « Beuh, euh …. Pardon ? »

    C'était la réponse la plus pourrie que j'avais sortie de toute ma vie, non jamais je n'avais sortis un truc pareille surtout après un si long silence qui aux yeux de mon interlocuteur aurait pu passer pour des minutes de réflexions alors que c'était loin d'être une réponse réfléchit, au contraire c'est le genre de truc qu'on dit sous le coup de l'impulsion, ça sort tout seule après même pas deux secondes de réflexion et moi je sortais ça après quelques minutes comme un gros abrutit qui comprend rien à la vie, et encore je suis gentil envers moi même, j'allais passé pour un gros débile, finalement la réponse franche direct et sans arguments auraient sans doute était préférable, mais bon il était trop tard, les trucs nuls qui étaient dits étaient dits, mais j'avais quand même une chance de passé un peu moins pour un con.

    « Enfin, je veux dire … C'est quoi cette idée ? Qu'est-ce qui te fais croire que moi j'ai envie que tu la voit ? Et même elle, est-ce que tu crois qu'elle a envie de te voir après dix ans d'abandon ? Elle est suffisamment intelligente pour comprendre que tu l'a laissée tombée ... »

    C'est vrai qu'Olivia était suffisamment intelligente pour comprendre ça, elle était beaucoup plus mature que les autres enfant de son âge, des fois même plus mature que moi, alors forcément elle était capable de comprendre que sa mère l'avait abandonnée, il y avait aussi un peu ce que moi je lui avais dit, c'est vrai que je l'avais peut être un peu influencée dans sa façon de penser et que je continuerais à le faire si Claire ne tirer pas un trait sur cette idée, j'avais peur qu'elle me prenne ma fille alors même si c'était carrément égoïste je n'avais pas l'intention de laisser cette femme débarquer du jour au lendemain dans nos vie, après qu'elle nous aient laissé tomber !

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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Ven 26 Juin - 18:15


Le passé appartient au passé.
Il ne doit pas jeter son ombre douloureuse
sur le présent.


    Les minutes avaient été longues et l'expression faciale de Mathias était passée par bien divers états... qui annonçaient bien tous pourtant la même réponse à venir : un truc genre un "non", franc et direct. Pas de quoi satisfaire les envies de la jeune femme. Mais maintenant, Claire en était sure et ce besoin de voir sa fille n'avait rien à voir avec un caprice, elle voulait vraiment racheter ses erreurs et elle savait qu'à partir du moment où il n'était pas impossible de faire marche arrière, la possibilité de connaître sa fille n'était pas perdue... et elle n'allait pas lâcher l'affaire. Après tout, il ne s'était pas mis à hurler dans tout le centre commercial en voulant l'étrangler... même s'il avait failli mourir intérieurement... c'était un bon signe, non ? La réponse de Mathias s'était faite attendre, mais elle avait traduit parfaitement (ou presque) l'idée que Claire s'était faite rien qu'en fixant son visage changer d'aspect comme de couleur (héhé). Cependant, avant que la jeune femme n'ait eu le temps d'achever son mouvement de quelques pas en avant et de la phrase qui allait suivre pour se justifier, la longue tirade traduisant le "non" complet arriva, comme une foule de mots dits avec une forme d'hystérie bien bizarre. Fermant parfois les yeux, soupirant et faisant des signes à Mathias pour qu'il arrête de s'exciter comme un dingue, Claire s'apprêta à lui répondre, d'un air qui se voulait... en apparences bien sûr calme et serein.

    « Attends... ça fait un petit bout de temps que j'y réfléchis et... »

    Fronçant alors légèrement les sourcils en se mettant à peser toutes (je dis bien toutes) les paroles de Mathias, Claire posa un regard complètement "outré" (oui, elle était bien placée pour l'être) sur son interlocuteur. Il avait dit quoi ?! Abandonnée ?! Contenant difficilement ses phrases, la jeune femme fronça les sourcils, ne contrôlant plus vraiment le ton de sa voix, elle haussa le ton, sans vraiment s'en rendre compte :

    « Que je l'ai abandonnée ?!! C'est toi qui lui as mis ça dans la tête ?!! C'est comme ça que tu as perçu mon départ ?!! Tu t'es juste dit que j'étais une gamine qui avait "laissé tombé" sa gosse ?!!! »

    Alors oui, elle avait peut-être un peu crié dans la galerie marchande ou peut-être pas, elle n'en savait même rien. Mais là, là ! Il dépassait tout ce qu'elle avait pu entendre, espérer ou même craindre. Il avait inculqué même à leur propre fille le fait pur, dur et simple comme bonjour que Claire était partie, comme ça, sans savoir pourquoi, sans remord, qu'elle les avait abandonnés tous les deux. Si seulement les choses avaient été aussi faciles... elle n'aurait même jamais eu besoin de la drogue pour affronter ce qu'elle avait fait, abandonner son enfant.

    « Alors finalement, c'est plus pour notre fille ou pour te venger toi que tu ne veux pas que je la vois ?!! »

    Non, elle ne lâchait pas l'affaire, elle n'était vraiment pas prête à laisser tomber pour ses belles paroles... qui n'étaient même pas belles en plus. Elle ne savait même pas qu'il avait eu une telle image pathétique d'elle. Alors il l'avait vue, comme une fille futile qui s'était barrée sans état d'âme... bien sûr, c'était si simple de voir l'être détesté et responsable de bien des problèmes sous cet angle. Mais jamais, ô grand jamais elle ne s'était attendue à ce qu'il fasse un tel enrôlement de l'esprit de leur fille pour qu'elle voit aussi Claire sous cet angle de vu. Elle savait parfaitement bien que le "notre fille" avait fait tilt dans la tête de Mathias et ç'avait été volontaire, parfaitement réfléchi. Ainsi, avant qu'il dise quoique ce soit et sans baisser le ton, elle reprit, d'un air toujours aussi agacé que détaché par rapport aux gens autour d'eux qui les fixaient comme des fous... après tout, elle, elle était une folle de mère qui abandonnait sa fille sans même avoir de remords, alors... ce que pensent les gens autour d'elle, elle s'en fichait bien.

    « Et tu vas faire quoi maintenant pour me prouver qu'elle n'a aucune envie de me connaître ?! Tu vas lui dire que j'étais une junky ?! Ou peut-être juste lui dire que pour moi t'étais qu'un coup d'un soir... apparemment t'es prêt à tout pour déformer la réalité comme bon te semble... »

    Ca y'est, elle pétait intégralement un câble, elle grillait un fusible, mais vous, vous ne seriez pas dans le même état de nerf ?! Plus question de faire dans la dentelle maintenant, elle voulait voir sa fille, un point c'est tout, c'était quoi son crime là dedans ?!
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Mathias H. Spencer
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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Mar 30 Juin - 14:08

    Cela faisait longtemps qu'elle y réfléchissait, longtemps c'était quoi pour elle ? Un mois ? Deux mois ? J'avais du mal à penser que sa réfexion soit vieille d'au moins un an, quand on laisse tomber sa fille pour finir droguée pendant 10 ans et qu'on decide après ses 10 longues de faire à nouveau partis de leur vie, il faut y avoir refléchit durant très longtemps selon moi ! Or il y'a « Très longtemps » Claire était une droguée. C'était impossible qu'elle y ai suffisament réfléchit, j'étais peut être égoïste dans ma façon de penser mais que voulez vois, je n'étais pas prês à voir mon ex petite amie débarquer chez moi pour voir notre fille que j'avais elevé seul depuis sa naissance. C'est sur que ça n'avait pas du être facile pour Claire ses 10 dernières années. Mais elle était partie de son plein grés, ce n'était pas sous l'effet de la drogue ou de l'alcool qu'elle avait fait ce choix. Elle avait fait le mauvais ça c'était sur, mais on dit souvent que tout le monde a le droit a une deuxième chance, tout le monde peut se racheter, malgré ses efforts, le problémes étant que les gens ne changent jamais, alors à quoi bon donné une seconde chance si le résultat sera le même que la première fois, qui me dit que Claire ne partira pas à nouveau dans quelques temps après avoir rencontré sa fille, quand cette dernoère se sera attaché un tant soit peu à sa mère. Je ne pouvais pas la laisser faire. Olivia avait déjà souffert de ne pas avoir de n'avoir pas de mère à la maison, je n'avais pas envie qu'elle souffre de la perdre à nouveau. C'était mon insctinct de protection envers ma fille qui voulait ça, ou peut être mon état d'auto-protection. Je ne voulais pas perdre Olivia, je voulais la garder pour moi et c'était tout à fait légitime !

    « Un bout de temps ? Est-ce que ça signifie que quand tu as commencé à réfléchir tu étais complétement défoncée ? »

    Encore une fois j'avais frapper sans doute un peu trop fort, elle m'avais pris de surprise avec sa drôle d'idée, comment voulez vous que je réagisse ? Je sortais les griffe, c'était de loin la façon la plus simple et la moins réfléchie ! J'étais venu acheter de quoi manger ainsi qu'un cadeau pour ma petite amie et j'étais tombé sur Claire et son envie de voir sa vie après 10 ans de silence radio ! Il y a vraiment des jours où on devrait resté couché ou au enfermé dans son bureau ! Si je n'étais pas partis je ne l'aurais jamais croisée, le hasard faisait bien mal les choses, il venait sans arrêt nous pourir la vie !

    Voilà qu'en plus Claire s'énervait, bien sûr que c'était moi qui avait mit dans la tête d'Olivia que sa mère l'avait abonnonée ! Qu'est-ce qu'elle croyait ? Que partir sans jamais donner de nouvelles signifiait aute chose que « Abandonner », que croyait elle avoir fait ? Comment se voyait elle si ce n'était en mère qui avait laissé tomber sa fille et donc qui l'avait bel et bien abandonnée ? Elle haussait le ton, je n'allais pas me gener pour en faire autant.


    « Bien sûr que c'est comme ça que j'ai vu les choses Claire ! Est-ce que tu crois vraiment que j'aurais pu les voir autrement ? Tu es partie ! Tu nous as laissé ! C'est la signification exacte du verbe abandonner ! »

    La plupart des regards étaient à présent tournés vers nous pas étonnant vu que nous étions là; face à face à nous crier dessus. Ce n'était l'encroit ni le moment poyur les engueulades mais c'est ici, à ce moment precis que le fameux hasard avait décidé de nous réunir, alors ce n'était pas la peine de nous regarder comme si nous étions des animaux de foire ! Si le hasard avait décidé de nous réunir, il aurait du prévoir que ça se terminerait en dispute ! Mais le hasard est tellement stupide qu'il ne prévoit jamais rien ! Je deteste le hasard, et pourtant il est une grande partie de ma vie, comme celle de beaucoup d'entre nous, mais là n'est pas la question.

    La question était bonne, était-ce pour moi, ou pour Olivia que je refusais que Claire ne voit sa fille ? Je l'ignorait, j'aurais aimé répondre « pour Olivia » parce que je ne voulais pas qu'elle rencontre sa toxico de mère, mais elle n'était plus une toxico, alors le mur entre elle et Olivia c'était moi, c'était moi qui refusait qu'elle revienne dans nos vies, c'était pour moi que je la tenait à l'écart, parce que je ne voulait pas d'un nouveau bouleversement dans ma vie, parce que je ne voulais pas que tout ce que j'avais bâtis de mes mains tombe en ruine, parce que je ne voulais pas pardonner à Claire ce qu'elle m'avais fais, ce qu'elle avais fait à Olivia.


    « Il n'est pas question de vengeance. Seulement de Pardon ! »

    Malgré la colère qui bouillonait en moi, j'avais dit ça de manière totallement calme, sans hurler, ça m'avait surpris moi même, en même temps, si je n'arrivais pas à me calmer, j'allais finir par avoir envie de la frapper. Et ça aurait était très mal vu pour un flic de frapper sur quelqu'un sans aucun cas de légitime défence, alors je devais garder mon « Self-contrôle ». Je n'avais jamais frappé une femme, ce n'était pas aujourd'hui que j'allais le faire !

    Elle se trompait, je n'avais pas envie de dire à Olivia que sa mère était une droguée, pour moi elle était encore bien trop jeune pour ces histoires stupides de drogue, je n'allais pas non plus lui dire que je n'avais était qu'un coup d'un soir pour sa mère, car ce n'était pas plausible du tout, en plus elle était trop jeune aussi pour les histoires de « cul ». Mais c'était sûr que j'allais trouver quelque chose ! Je n'aurais pas besoin de chercher bien loin, Olivia était suffisament mature pour comprendre facilement les choses et prendre les bonnes décisions toute seule.


    « Je lui demanderais ce qu'elle en pense après lui avoir fait comprendre que je te deteste. Elle prendra elle même la décision. C'est une enfant très intelligente, elle fera le bon choix. »

    Encore une fois, j'avais gardé mon calme, devant cette Claire complétement enragée. J'étais quasiment sûr de moi. Olivia choissirait de ne pas voir sa mère. Elle saurait très vite qu'elle n'en vaut pas la peine !

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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Mar 30 Juin - 18:11


L'homme passe sa vie à raisonner sur le passé,
à se plaindre du présent, à trembler pour l'avenir.


    Ça y'est, les voilà qui commençaient à s'engueuler en plein dans la galerie du magasin, mais peu importait à Claire. Elle n'était rien ici, elle ne l'avait jamais été et ce n'était pas leur petit spectacle à tout les deux au milieu de cet endroit qui allait changer quoique ce soit. Ça faisait bien dix minutes, voire même plus qu'ils s'étaient retrouvés et qu'il ne faisait que lui chercher des crosses, maintenant, il l'avait trouvée, point barre, il faisait avec. Rien que dans ses paroles si vides de toute forme de compréhension ou de compassion, Claire comprenait bien que Mathias lui, avait tout d'un irréprochable et qu'il ne doutait apparemment de rien de ce qu'il disait... ou de ce qu'il avait bien pu faire. C'était aussi très facile, de ne rien se reprocher. Pourtant, elle, elle était là maintenant et hors de question qu'elle continue à vivre sans connaître sa fille et sans avoir une possibilité de racheter ses erreurs et ce n'était certainement pas lui, le soit disant papa modèle qui ne s'était que très rarement senti concerné par la grossesse de Claire qui allait se mettre sur son chemin, c'était comme ça, point barre. Et voilà, à peine l'idée traduite de revoir sa fille, Mathias commençait déjà à revenir avec cette histoire de drogue, qui avait tout l'air pourtant d'être passée, terminée et qui ne concernait en rien ce qui allait arriver aujourd'hui. Oui, elle avait merdé pour avoir sa drogue, oui, elle était partie et patati et patata mais maintenant, est-ce qu'il ne sentait pas qu'elle était vraiment prête à se reprendre en mains ? Et ça, ça ne pouvait pas marcher sans un peu d'aide. Aide qu'elle n'avait visiblement pas ici. Après tout, elle ne lui demandait pas de faire sa nounou, ni de reformer un couple, Claire avait appris à se débrouiller et à avancer, qu'il vive sa vie, elle, elle ne voulait que voir sa fille et pouvoir au moins avoir une chance de rattraper son passé et pouvoir combler, dans un coin de son esprit, toutes ces années qui lui bouffaient l'esprit par des moments de bonheur rattrapés avec sa fille. Après tout, jusqu'à preuve du contraire, leur fille n'était pas née sous X et Claire avait même reconnue l'enfant, elle était donc encore et toujours, même légalement, sa mère. Ce n'était certainement pas Mathias, monsieur apparemment le super flic qui allait contredire les faits même de la loi. Enfin bref, retournant sur la conversation qui tournait à nouveau sur la drogue, comme si Mathias se plaisait vraiment à ressasser ces années sombres dans l'esprit de Claire, la jeune femme répondit à sa petite remarque, après un soupire de lassitude... bon, elle s'était droguée, cool pour lui, ça lui faisait un super argument en béton, mais maintenant, il fallait réussir à faire avancer un tant soit peu la conversation.

    « Tu me prends pour qui ? Tu crois que je serai venue si ça ne faisait que deux semaines que j'étais clean ?! Tu veux vraiment que je te dise ?! Ça fait quatre ans que je suis clean, quatre ans que j'essaye de passer à autre chose. Donc j'ai bien l'impression que je peux dire que ça fait un petit bout de temps que je réfléchis à l'éventualité de voir ma fille mais rassure-toi... à chaque fois que j'y pensais, j'avais l'esprit totalement clair. Et maintenant aussi... c'est presque dommage pour toi, tu aurais pu encore sortir cet argument si valable qu'est la drogue. »

    Elle ponctua sa phrase d'un petit haussement de sourcil, l'air de rien et en vérité réellement agacée par la situation. Et maintenant il se permettait de lui balancer ouvertement et devant tout le monde qu'elle avait "laissé tombé" sa fille, sans ce qui semblait ne même pas être une once de remords, une once de regrets. Là, il fallait bien le dire, il en avait sans doute trop dit, il avait sans doute parler trop vite et Claire était partie dans une crise d'hystérie assez terrifiante pour tous ceux qui se trouvaient autour. Tous les deux, ils étaient bien ridicules à étaler leur vie devant elle ne savait combien de gens, mais pourtant, ils n'en avaient pas honte, pas Claire en tout cas, elle voulait voir sa fille, c'est tout ce qui importait... le regard des gens, elle n'en avait rien à faire. Elle en avait déjà subis un bon nombre, des regards et ce n'était pas ceux des gens qui la fixaient en ce moment qui l'effrayaient le plus ou la blessaient le plus. Répondant toujours à voix haute à la limite des hurlements à Mathias, Claire continuait presque à désespérer... il restait campé sur ses positions, elle avait été une mère minable, elle le savait parfaitement bien, sauf que lui, il n'avait aucune envie de lui donner une autre chance et pour ça... son argument favori, c'était le fait qu'elle ait été, il y a bien longtemps, une junky.

    « Très bien, crie-le ! Je suis partie ! Mais tu n'as certainement pas le droit de dire que j'ai fait ça sans aucun remord ! C'est toi qui monte notre fille contre moi et tu le fais, sans aucun remord ! J'essaye de rattraper mes erreurs mais tu vois, je suis complètement paumée, je dois faire quoi moi ?! Parce que, même si tu dis que ma fille n'aura sans doute aucune envie de me voir, permets-moi d'avoir des doutes... si tu le dis si bien qu'elle souffre de ne jamais avoir eu de mère, qu'est ce qui te donne le droit de m'empêcher de la voir ?!! La drogue ?!!! Je suis cleaaaaaaaaan ! »

    Elle souleva même ses manches pour prouver qu'il n'y avait plus l'once d'une trace d'injection ou quelque chose dans le genre. Oui, elle l'assumait parfaitement d'avoir réussi à vaincre la drogue et ce n'était pas à lui de la remettre face à ses responsabilités vis-à-vis de ce qu'elle avait pu faire lorsqu'elle planait, il n'avait pas le droit, parce qu'il n'avait pas non plus chercher lui, à l'aider quand elle n'allait pas bien. Cependant, une nouvelle phrase venant de Mathias lui hérissa à nouveau le poile, lui donnant presque la chair de poule... pas de peur, mais de colère, comme toujours. Les gens s'arrêtaient autour d'eux, eh bah oui, c'était le cirque de la droguée et du flic qui se pointait dans votre ville ! Surprise ! Ils n'avaient qu'à regarder, contempler, comme ça, ils arrêteraient un peu de se plaindre après leur vie pépère.

    « Tu vois ?! Ce que tu viens de dire prouve exactement que tu montes notre fille contre moi. Qu'est ce qu'elle va penser si tu lui dis que j'étais une femme que tu as détestée et qu'ensuite, tu lui proposes de me voir ?! Bien entendu qu'elle va dire non, c'est logique puisqu'elle ne va pas risquer d'aller voir sa junky de mère qui l'a abandonnée et te vexer dans ta petite fierté et ainsi risquer de perdre ton amour ! »

    Finalement, il n'était vraiment pas dans la bonne situation pour comprendre ce qu'une petite fille pouvait ressentir, prise entre deux étaux de sa mère et de son père. Elle avait vraiment tout merdé sur toute la ligne, elle aurait du mieux réfléchir pour l'avenir de sa fille.

    « Finalement, je me demande même si te la laisser était une bonne décision. J'imaginais tout de toi, mais vraiment pas que tu la manipules ainsi pour qu'elle serve ta petite vengeance. »

    Elle avait parlé plus bas maintenant, à mi-voix, c'était une telle déception qu'elle n'arrivait même plus à gueuler. Elle aurait voulu que tout se passe autrement, mais elle avait été naïve, il était tombé bien plus bas qu'elle avait pu le penser.
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Mathias H. Spencer
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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Mer 1 Juil - 17:13

    Je n'avais jamais imaginé que cela pouvait faire quatre ans qu'elle était clean, là, il falait avouer que je m'étais planté, j'avais pensé que ça faisait quelques mois, mais pas quatres ans ! Mea Culpa, je m'étais trompé. Mais ça n'empêchait en rien le fait qu'elle avait était une drogue, je n'allais pas la félicité, « Bravo Claire, quatre ans, c'est incroyable ! Toutes mes félicitations ! » c'était bien pour elle, mais pour moi, c'était embêtant, mon plus grand argument contre elle venait de s'effondrer, il ne me restait plus que ma haine pour lutter contre elle, car oui je la detestais depuis le jour où elle était partie, c'était pire que si elle m'avait plaqué, elle s'était barrée, et même si je n'avais pas le temps de m'occuper de ma décéption amoureuse, elle avait brisé mon petit coeur de lycéen stupide, des fois je me dis que c'est peut être à cause du départ de ma seule véritable petite amie du lycée que je suis devenu un gros nul en amour, que je m'étais contenté pendant plusieurs années d'enchainer les histoire d'un soir, sans lendemain, on pouvait presque dire que j'avais couché avec toutes les filles de la ville ! Bon, c'est quand même une hyperbole, j'ai pas touché aux grands mères et aux filles trop jeunes !J'exagère encore ! Enfin, cette période de ma vie était résolue, peut être en partit parce qu'avant qu'elle ne redebarque en ville, j'avais oublié Claire, cette femme qui avait représenté le premier grand amour de ma vie et ma première grande décéption ...

    « Quatre ans ? C'est bien pour toi. Je regrette ce que j'ai dis, tu as en effet bien réfléchis, je ne peux plus te repprocher d'être une droguée. Mais tu n'en a pas moins un lourd passé ... »

    La voilà dans un état impressionnant, là si ce n'était plus en centre de désintoxication qu'il fallait l'envoyer, c'était sans doute à l'asile psychiatrique, elle avait carrément peter un boulon la Claire, les regards étaient tous posés sur nous, j'étais un peu géné, je connaissais les trois quarts des gens qui étaient là et ils me connaissaient moi aussi, j'étais le chef de la police criminelle, c'était pas n'importe quel poste dans une petite ville comme ça, on n'assossiait rarement le mot crime au mot meurtre, comme on le faisait souvent dans les grandes villes, donc mon boulot consister à traiter toutes sortes de crimes, des délits mineurs jusqu'au au meurtren j'étais sans doute ce qu'on appelait dans certaines villes « Le sherif », bien que selon moi, ce terme fasse un peu western. Quoi qu'il en soit, tous ça pour dire que je connaissais bien la plupart des gens qui nous regardaient comme si nous avions été des aliens ! Comme tout bon habitants d'une ville, ils devaient déjà commencer à jaser sur mon dos, enfin j'avais l'habitude avec cette connerie d' « associastion des parents d'élèves » une association constitué majoritairement de femmes au foyer, pretes à critiquer le premier faux pas de chacun des adhérants, si j'en faisais partis, c'était uniquement pour faire plaisir à Olivia parce que sinon, je ne me prendrais pas la tête avec leur histoires débiles. D'ailleurs, j'espérais qu'aucune d'entre elles n'était présente sinon, j'allais encore avoir le droit à leurs critiques. Pfff, vraiment, les femmes ...

    « Comment aurais-je pus savoir si tu avais des remords ou pas ? Tu ne m'as jamais donné de nouvelles ! Tu es partie comme ça tu jour au lendemain sans même un au revoir ! Non, moi je n'ai pas de remords quand je dis à ma fille ce que tu m'as laissé penser. Si tu voulais que je perçois ton départ autrement, il aurait peut être fallut me guider sur la bonne voie ! J'ai pas la science infuse et je n'ai aucun dont de divination ! Alors tu ne peu pas te permettre de me repprocher d'avoir sois disant mal interprété ton départ ! C'est vrai qu'Olivia à souffert de ton absences, mais maintenant c'est finie, elle est heureuse maintenant qu'il y a Nelly dans nos vie ! Nelly vaut mieux que toi, elle connais bien Olivia, elle connait ses goûts, ses problèmes, ses envies, la couleur de ses yeux, celle de ses cheveux, elle connait même son deuxième prénom ! Alors que toi tu n'a pas était fichue de lui en trouver un ! Et puis remballe tes bras, j'en ai rien à faire ! Tu n'as plus de problémes ? Je suis ravie pour toi ! Moi j'en ai encore des tonnes à regler, alors ne viens pas m'en rajouter ! »

    Au fur et à mesure de ma tirade, je haussais de plus en plus le ton, succombant peu à peu à la tentation de la colère, entrainant cette envie de l'étrangler pour qu'elle se taise et qu'elle me foute la paix. D'ailleurs, je jetais un coup d'oeil à ma montre pour m'aperçevoir que ma pause n'était pas finie du tout, je n'allais pas pouvoir laisser Claire en plan pour allez bosser, dommage, pour une fois que j'avais vraiment envie d'aller travailler ! J'en avais tellement marre de devoir l'écouter raconter ce qui semblait être une evidence dans sa bouche, mais qui arrivait à moi comme des paroles absurdes, elle devait sans doute penser la même chose de son côté, ce qui laissait à penser que jamais nous ne trouverions un point d'entente.

    Que répondre à cela ? Oui ? Non ? A moitié ? A moitié me semblait la réponse la plus juste, car il y avait une limite dans ce que Claire appellait « manipulation », je ne mentais pas, je disais ce que je pensais, je lui racontais les choses telles que je les avais perçue, jamais je n'inventerais quelque chose pour pousser Olivia à detester Claire, mais si je pouvais faire en sorte qu'elle refuse de voir Claire, je le ferais, même si cela finirait peut être au tribunal, car Claire était bel et bien la mère légitime d'Olivia. Je soupirais tellement j'étais blasé de l'entendre jaser ...


    « Je n'ai jamais dit à Olivia que tu étais une Junky. Quand elle m'a demandé pourquoi elle n'avait pas de maman, je lui ai dit que tu étais partie, quand elle m'a répondu pourquoi, je lui ai dit que j'en savais rien, et au fond c'est vrai, avant de partir t'étais pas une droguée, alors c'est pas pour ça que es partie ... Et sâche que ma fiérté je la mérite parce que j'ai tout donné pour l'obtenir, je n'ai pas baissé les bras au premier obstacle, moi ... »

    Cette fois je m'étais calmé, j'en avais marre, j'avais même plus envie de lui parler, ni même de l'entrangler, j'avais juste envie qu'elle quitte Caldwell comme elle l'avait fait dix ans auparavant, qu'elle fassa sa vie comme bon lui semble, loin d'ici, avec les fantômes de son passé, moi j'en avais rien à faire de sa souffrance ou même de ses problémes c'est moi qui avait payé le prix de sa faiblesse et je n'avais pas envie de payer celui de sa force retrouvée.

    « Et qu'est-ce que tu va faire Claire ? Allez au tribunal et leur dire que tu regrette de m'avoir laisser ta fille, que je ne suis pas un bon père et qu'elle serait mieux avec toi ? Que moi je ne suis qu'un manipulateur qui se sert de sa fille comme d'un outil de vengeance ? J'en frissone de peur ! Je pense que je m'y connais un peu en justice et que par conséquent je ne pense pas q'un tribunal donnera raison à la mère qui est partie après la naissance de sa fille, qui a un passé de droguée et qui reviens après dix ans ... Désolé Claire, mais je crois que c'est perdu d'avance pour toi ..... »

    Pour moi tout était dis, on aurait pu se quitter sur ces mots et ne jamais se revoir, ainsi tout serait rentré dans l'ordre, j'aurais continuer ma vie de mon côté, elle, elle aurait fais je ne sais quoi, mais loin de moi et tout aurait était parfait ! Malheureusement, ça aurait était aussi bien trop simple ....

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      J'aurais aimer t'écrire
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Claire A. Ashton
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MessageSujet: Re: This day, it was raining ▬ p v . M a t h i a s .   Sam 11 Juil - 15:35


Vis ton présent,
et laisse ton passé pour l'avenir


    Les dernières années qui avait fait la vie de Claire, elle s'était risquée à espérer pouvoir rattraper le retard, retrouver le temps qui lui avait échappé, l'air de rien, alors qu'elle planait à dix mille. A New York, elle avait connu l'Enfer... jusqu'à ce qu'elle rencontre Anna. Cette rencontre avait sûrement tout changer dans la moindre existence de la jeune femme droguée qu'elle avait été, et l'Ange qu'avait incarné la belle blonde aux cheveux de Cendrillon, avait réussi à redonner une lueur de vie dans la pré-mort de Claire. Restant silencieuse face aux paroles de Mathias, Claire avait le regard posé sur le sol... qu'est ce qu'elle aurait bien pu faire ? Revenir plus tôt ? Revenir il y a peut-être neuf ans ou huit alors qu'elle était en pleine période d'addiction à cette saleté ?! A vrai dire, Mathias se serait fait un encore plus grand plaisir de l'accueillir et de lui balancer tous ses tords dans la tronche. Aujourd'hui, il pouvait toujours parler, la seule chose qu'il pouvait lui reprocher, c'était de vouloir revenir et nouer un lien avec sa fille après dix ans de silence, dix trop longues années plus au goût de Claire que de quiconque. Il pouvait toujours parler, elle ne regrettait pas d'être là, elle ne regrettait pas d'essayer de se donner une chance, d'essayer de donner un sens à son existence de rien... Il pouvait parler autant qu'il voulait car au fond, tout ce qu'il lui reprochait... elle l'avait fait et aujourd'hui, elle l'assumait... car elle savait que c'était ce qu'il y avait eu de mieux à faire pour sa fille, pour qu'elle grandisse dans un équilibre tout ce qui pouvait s'approcher du stable, dans un univers que Claire n'aurait jamais pu lui offrir. Face aux paroles de Mathias, le silence était sans doute le meilleur retranchement possibles aux yeux de Claire qui essayait de dénouer le nœud au creux de sa gorge qui l'empêchait de parler, alors qu'une foule de réponses fusaient dans l'esprit torturé de la jeune serveuse. Le moment fut long à passer, non pas parce que Claire se préoccupait des gens autour qu'elle ne connaissait ni d'Adam ni d'Eve, ni à cause du ton que Mathias employait face à elle et qui décrivait que trop parfaitement la rancœur qu'il avait accumulée, à juste titre, contre elle. Elle aurait pu partir, et c'est ce que l'ancienne Claire aurait fait, elle serait partie en courant et certainement en larmes pour aller prendre un peu de shoot et oublier tous les mots de Mathias que son cerveau sadique s'amusait à retenir à la perfection... ces mots qui continuaient de tournoyer dans son esprit pendant de longues minutes, grossissant encore plus la paralysie de ses cordes vocales et de tout son être. Mais c'était la nouvelle Claire qui était face à Mathias, celle qui avait la volonté farouche de pouvoir se rattraper, se racheter avant de pousser un dernier soupire qui n'arriverait sans doute que trop prématurément, celle qui voulait... coûte que coûte se pardonner et s'accepter telle qu'elle avait toujours été, celle qui se donnait une seconde chance et qui ne demandait qu'à ce qu'on lui tende les bras... chose qu'elle savait que Mathias ne ferait pas... et qu'elle comprenait parfaitement bien. Au fond d'elle, la drogue avait été aussi pour masquer encore cet amour toujours intact qu'elle avait eu le jour où elle avait quitté l'hôpital... l'amour qu'elle ressentait malgré elle pour sa fille... mais l'amour maintenant contenu dans un enfant, un amour très fort qui l'avait liée à Mathias, celui qui avait marqué sa vie au fer rouge comme une brûlure incapable de s'éteindre... Elle avait fait taire ces souvenirs heureux passés en compagnie de l'homme qu'elle avait aimé, avec un simple raille de coke ou de la fumée d'elle ne savait quelle substance bizarre. Ramenée à la réalité par les dernières paroles qui résonnaient dans son esprit comme le glas de la plus terrible des Apocalypses (XD tout dans l'hyperbole aujourd'hui !), Claire garda le silence pendant ce qui lui semblait être des secondes interminables, des heures, une éternité toute entière... elle aurait voulu se damner pour que le temps s'arrête à ce moment précis... et pourtant. La bouche à moitié ouverte pour laisser sortir quelques mots, la jeune femme resta pendant elle ne savait même pas combien de temps, en silence face à Mathias avant que ses cordes vocales ne retrouvent vie, avec une profonde inspiration, l'air passant difficilement dans les entrelacements du nœud qui s'était alors resserré au fond de sa gorge et de tout son être :

    « J-je sais bien... je suis partie mais j'avais peur... j'étais la seule à avoir affronté cette grossesse, j'avais l'impression d'être seule et ce n'est pas toi qui a semblé vouloir m'aider... quand mon père m'a proposé de m'aider... »

    Elle poussa un soupire, ça devait paraître si facile de rejeter toute la faute sur son père... et pourtant, il lui en avait fait miroiter, des chances de rachat et des choses bien belles si elle laissait son enfant aux mains d'une famille inconnue... et au fond d'elle, Claire avait toujours su qu'elle aurait préféré mourir ou passer un pacte avec le Diable lui-même plutôt que de donner sa fille à elle ne savait qui... alors elle l'avait laissé à Mathias, ne sachant pas quoi faire mais n'ayant pas pour autant la force d'affronter son propre père ou même le regard de celui à qui elle laissait tant entre les mains, sûrement à tord, mais perdue et complètement privée de tout sens de la réflexion. Quittant Mathias des yeux, elle laissa son regard divaguer sur les alentours, reprenant très vite la parole avant qu'il ait le temps de lui balancer un truc qui traduisait très bien ce qu'elle pensait là, un truc du genre : "mais bien sûr, déculpabilise toi en foutant tout sur le dos de ton père"... et pourtant. Passant une main dans ses cheveux pour faire passer cette pensée, elle reprit donc la parole, d'une voix très basse, cherchant plus maintenant à calmer le jeu qu'à se donner en spectacle devant tous les gens autour d'eux qui semblaient suivre un épisode des feux de l'amour :

    « Non... rien... laisse tomber. »

    Elle recula de quelques pas, laissant ses cheveux se remettre à peu près en place, mais ne se préoccupant même pas de quelle tronche ils pouvaient avoir... ils n'avaient plus vraiment d'aspect à cause de la drogue. Levant à nouveau le regard vers Mathias, elle eut un léger froncement de sourcils... leur fille, elle ne la connaissait pas et elle se savait encore bien trop immature pour pouvoir assumer un gosse... elle n'avait certainement pas envie de prendre à Mathias la garde de leur fille, elle ne lui était pas légitime et il semblait s'occuper d'elle mieux qu'elle ne l'aurait jamais fait avec tous les efforts que Dieu aurait pu lui donner... alors, elle laissait passer les intérêts de sa fille avant les siens... c'était sans doute une forme de maturité, non ? Pourtant, elle ne comprenait pas en quoi elle n'avait plus le droit, pourtant de connaître celle à qui elle avait donné la vie, celle qu'elle avait nourrit pendant neuf mois, celle pour laquelle elle avait suivi tout ce que son médecin avait pu lui conseiller... pour avoir un enfant parfait et en bonne santé. Poussant un nouveau soupire, Claire fixa un point sur le sol, essayant de rassembler ses mots pour pouvoir dire quelque chose, malgré tout ce qui envahissait son esprit pour le moment, elle ne pensait pas avoir tord... et elle ne voulait pas passer à côté de la chance de connaître celle à qui elle avait donné la vie.

    « Je te comprends... tu dois... tu penses que je ne mérite pas ce que je demande... mais je me suis battue pendant quatre ans pour avoir le droit de te demander ça et ose me dire que c'est autre chose que ta rancœur envers ce que j'ai pu te faire qui te pousse à me refuser ça... »

    Elle croisa enfin le regard de Mathias, le fixant d'un air farouche pour lui faire comprendre que si elle n'avait aucunement l'intention de lui prendre sa fille, elle n'avait pas envie de passer à côté de l'unique chance sans doute qu'elle pourrait avoir de renouer avec ce qui a fait son passé... et ce qui fera son avenir, ça, elle en a bien l'intention.


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