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 Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH

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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mar 30 Juin - 22:05


Nécessairement,
le hasard a beaucoup
de pouvoir sur nous,
puisque c'est par hasard
que nous vivons.
Sénèque


    On rêve tous d’une matinée parfaite. Certains aimeraient dormir jusqu’à une heure du matin, d’autres faire un footing ou encore d’autres faire du jardinage. Mais pour moi, la matinée parfaite est loin de celle-là. Je rêve que d’une chose me réveillait en douceur avec de la musique, puis m’allonger dans l’herbe fraîche avec un bon livre et un coca. Une matinée pas des plus imaginative, seulement c’est ma matinée merveilleuse.
    Seulement pour l’instant, je dois me contenter de me réveiller à sept heures du matin pour aller travailler à la bibliothèque. Je ne déteste pas mon emploi, loin de là, c’est même le meilleur travail que j’aurais pû trouver. Et c’est même pour ça, que je me lève aussi tôt.

    Mon réveil sonna et comme à mon habitude, je le fis valser à l’autre bout de ma chambre. Qu’est-ce que je déteste, le son des réveils, et j’aimerais qu’il décide un jour de faire des sons doux et calmes pour des réveils en douceur. Enfin le réveil ne me déchirer pas les temps, mais la tranquillité fut de courte durée. J’entendis les pas de ma sœur dans le couleur, elle se dirigea vers ma chambre. Et comme à son habitude, elle rentra comme une petite furie en ouvrant en grand mes volets. Les rayons du soleil vinrent me chatouiller les paupières, et pour éviter ça, je mis ma couette sur moi.

    «Allez, Krystal, lève-toi..» se mit à crier ma sœur en tirant sur ma couette. Moi, pendant ce temps j’essayais de la retenir. Parfois, elle me tapait sur le système, surtout quand elle faisait de telles choses.
    «Cyrielle, tu n’es pas ma mère. Sors de ma chambre. J’aimerais pouvoir m’habiller dans la tranquillité et le calme.» bafouille-je à moitié endormi en me levant tout doucement. Je sortis tranquillement de mon lit, en poussant Cyrielle hors de ma chambre et en fermant la porte d’un coup sec. Je regrettais les paroles que j’avais prononcées contre ma sœur, j’avais été un peu sèche.

    Il y a bien une chose que je détestais faire le matin, c’est de choisir les vêtements que j’allais mettre. C’est pour cela que je prenais toujours ce qui me tombait sur la main. Et heureusement, je n’avais pas besoin d’avoir l’allure d’un mannequin ou d’une femme d’affaire. J’enfilais un jeans, un tee-shirt noir et une paire de converse. Rien de plus naturel.
    Je passais par la salle de bain, ce fut un passage très court. Juste le temps que je mette un coup d’eye-liner, de crayon noir et de mascara. Je sentais l’odeur du petit déjeuner pendant que je descendais les escaliers. Cyrielle faisait toujours des petits déjeunes digne d’une famille royale. Seulement, je n’avais pas besoin de tout ça. En passant, je pris un muffin tout en regardant ma sœur faire la tête.

    «Je ne mangerais pas à la maison à midi, alors ne m’attend pas.» fut les derniers que je prononçais en sortant de la maison.
    Je ne prenais jamais la voiture pour aller travailler étant donné que la bibliothèque n’était qu’à quelques pas. La bibliothèque n’ouvrait qu’à neuf heures, il me restait donc une heure pour me plonger dans un bon livre. Je refermais la porte à clé derrière moi, et je me mis à courir vers mon rayon préféré. Je pris mon ouvrage en cours et je me laissais glisser sur le sol.

    J’étais tellement plongé dans mon livre que je n’avais pas vu l’heure. Il était neuf heures moins cinq. Je rangeais mon livre et courut tourner la pancarte de la porte afin de dire que la bibliothèque était ouverte. Un livreur arriva avec un carton qu’il déposa devant le comptoir. Je signais le bon de livraison. Je me mis ouvrir le carton, c’était des nouveaux libres. Etant donné qu’il n’y avait personne dans la bibliothèque, je décidais de les ranger les ouvrages.

    J’aurais dû y réfléchir deux fois avant de faire le rangement. Mais je détestais le désordre donc je voyais en ça, une chose bien à faire. Je pris l’échelle afin de mettre trois livres sur l’étagère la plus haute. J’étais entrain de poser le dernier ouvrage quand l’échelle se mit à vaciller. Je n’y fis pas attention, je tendis le bras afin d’atteindre la bonne place.
    Et boom…
    Ma maladresse faisait partit de moi, je ne manquais jamais une occasion de glisser, de tomber. Et c’était peut être la première fois de la journée, mais de ma vie, je ne les compte même plus. Et quand j’étais enfant, ma mère avait l’habitude d’avoir toujours sur elle de l’arnica et des pansements.

    «Quelle idiote, je suis.» dis-je en rigolant toute seule. Le problème, c’est que je n’avais pas entendu la porte de la bibliothèque s’ouvrir. Une personne était donc à l’intérieur quand j’étais tombé en voulant ranger les livres.

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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mer 1 Juil - 12:00



« Notre passé et notre avenir sont solidaires. Nous vivons dans notre race, et notre race vit en nous. »
Nerval


    Ne penser à rien c’était tout bonnement rêver. Et rêver ? C’était tout simplement se dire que la vie dans une moindre réalité était bien trop dure à supporter. Voilà désormais prés de deux et demi que le taciturne ne rêvait plus, ne dormait plus et pour autant il ne cessait sans relâche de penser. Cela était devenu l’une de ses vieilles habitudes qui ne changerait jamais. La conscience de Noah avait certaines particularité qui n’appartenait qu’à lui-même, de façon a ce quelles lui soient propre. Elle avait pris les mauvaises habitudes de lui rappeler tout ce qu’il avait commis d’horrible durant sa vie nouvelle de démon novice et ceux dans les moindres détails. Ces derniers allaient du visage de ces anciennes victimes à des proportions telles que les ultimes paroles des morts auxquels il avait arraché la vie. Une vie innocente et immaculée de sang. Le liquide humain lui était interdit pour ses principes a lui mais il devait quand même en faire la différence lorsqu‘il devait rendre des comptes a son « maitre ». Et par ailleurs cette odeur le répugnait, pour des raisons qui lui appartenait et qui ne concernait que sa personne. Avec le temps, les souvenirs du Roberts ne pouvaient que s’estomper doucement, selon la logique, qui ne jouait pas en sa faveur. A croire que le démon était différent des autres mythiques de son espèce. Oui, le mystérieux se souvient parfaitement des souvenirs antérieurs de sa vie d’humain, justes les faits marquant de son existence d’être « normal ». La mémoire complexe du mythique le blâmait certes, mais elle agissait tel un vice qui l’aliéné. En dépit de cela, le jeune homme - proprement dit - aux reflets de cuivre n’en parlait jamais acceptant son sort comme il devait se passer.

    L’Ange rigolard avait toujours fait partie de ses gens dit « fataliste ». La vie était ainsi alors autant faire avec ce qu’on a. Il était même parfois à la limite du mouvement épicurien où l’on se contentait du peu que nous possédons avec les bons comme les mauvais cotés. Bien sur dans le cas d’un « monstre », le mieux ne suffit pas. Il faut tout simplement accéder a l’ultime pour pouvoir être satisfait. Le phénomène qu‘il était, ne se posait pas toujours la question de savoir ce qu’il lui importait le plus, car personne n’avait relevé son attention jusqu’à dernièrement.

    Les mains fines et sveltes apposées sur le clavier d’ivoire, les doigts dansant tels une chorégraphie classique, le regard fixé sur les touches noirs de jais et blanche de craie, le jeune Roberts ne laissait rien le distraire, si ce n’est le bruit de son hasard qui portait le nom de mélodie musicale. La musique transportait chaque recoins de la salle, accompagnant les doux chandeliers de cristaux qui raisonnaient tels un sourire cristallins digne d’un enfant. Le jeune ermite au visage d’ange déchu, se leva à son tour en saisissant au passage le livre d’un dénommée Platon. Le philosophe de l’épopée grecque l’accompagnant de sa sagesse et de ses pas. Noah avait bien une idée en tête, celle d’allait rendre l’ouvrage qu’il avait emprunté hier dans la matinée et dont vraisemblablement il en avait achevé la lecture. Quand bien même il le connaissait par cœur, le fait de le lire apaisait ses maux d’horreurs et de réalisme impossible. Une fois arrivée en bas de son immeuble, le démon aux regards impassible se dirigea vers sa voiture pour ensuite suivre le chemin vers la ville qui le mènerait à la bibliothèque. Sur la route, la vitesse de sa conduite n’était plus vraiment personne, même pas lui-même qui ne faisait jamais attention a ce détail.

    Il ne lui fallut que quelques minutes pour arriver à destination. Arrêtant sa voiture sur le bas coté du macadam, Noah monta les marches d’entrée et poussa doucement la porte principale de la bibliothèque. A ce moment là, un bruit assourdissant et léger était parvenu aux oreilles de l’ange déchu. Fermant les yeux l’espace d’une seconde, Noah les rouvrit. Son regard d’écorce se posa sur une jeune brunette qui devait être la « responsable » de se bazar - qui aurait put être risible et comique. S’engagea vers elle, Noah se baissa vers elle et lui tendit la main afin de l’aider à se relever.

    « Rien de cassé ? »

    Sa voix emprunte d’une intonation froide mais risible, lui permit d’esquisser un rire en coin. Secouant la tête pour masquer son mince sourire peut apparent a l’accoutumé, le jeune Roberts ne peut en revanche pas détacher ses yeux de ceux de la demoiselle qui lui faisait face présentement. Ils avaient une couleur peu commune et captivant à la fois. En dépit de cela, pour changer son sentiment étrange, le démon répliqua.

    « Vous êtes plutôt du genre maladroite ou c’est exceptionnel ? »

    Ce n’est pas franchement le meilleur moyen pour détourner l’attention ou pour changer de sujet Noah ! Tu ne crois pas ?
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mer 1 Juil - 21:01

    Quand on ouvre le dictionnaire, on peut voir que la maladresse est défini comme un manque d’adresse. Mais au fond, que signifie vraiment l’adresse ? On peut évoquer l’habilité que l’on a dans nos mouvements, dans nos gestes. Une chose que je ne peux pas me vanter d’avoir, au contraire, je suis une grande maladroite.

    Dans certaine situation, on pense se trouver seul, mais en réalité, un public est là pour vous admirer. Je l’ai vécu cette sensation lorsque j’étais danseuse. Pendant chaque gala, je m’imaginais être seule dans la vaste salle, ainsi mon trac disparaissait et je donnais tout ce que j’avais comme si je dansais chez moi. Car le stress peut déstabiliser quelqu’un et ainsi lui faire perdre les capacités qu’il possède. On m’a toujours dit que j’étais née pour danser, mais est-ce vraiment le cas ou les gens disaient cela pour faire plaisir. Je ne pourrais jamais le savoir, car j’ai tout arrêté, ou plutôt tout abandonnée. Mais j’ai mes raisons, des raisons me concernent, et quoique dise les autres, je suis certaine que je n’étais pas fait pour être danseuse. Regardez moi comme je suis maladroite, comment pourrais faire deux pas de danse sans tomber ? Et pourtant, lorsque je dansais, je ne suis jamais tombé.

    Au moment où j’allais me relever, un ange m’est apparu. Voilà, j’étais enfin au paradis. Pourtant j’étais toujours dans cette bibliothèque. Je ne devais pas être au paradis, et c’est sa voix qui me fit m’en rendre compte. Il était tellement… Je ne trouvais pas les mots pour le décrire, la beauté et le charme n’ont pas de mots pour les décrire. Mais un livre vous tombant sur la tête, oui. Un livre m’avait heurté lorsque j’étais au sol, comme si ça ne me suffisait pas d’être tombé d’un escabeau. Je me frottais à l’endroit blesser, afin de faire partir la douleur. Pour éviter qu’on se lamente sur mon sort, ou plutôt qu’il me considère pas comme une mauviette, j’essayais de ne pas faire une grimace.

    « Rien de cassé ? »
    «Non, tout va bien. C’est juste une petite chute.» dis-je en prenant la main qu’il prenait afin de me remettre sur mes deux pieds. Quand je fus enfin debout, j’eu du mal à lui lâcher la main. Elle était tellement douce et à la fois rude. Seulement, ça paraitrait louche que je ne lui lâche pas la main. Il me resta plus qu’une solution lui rendre sa main.
    Je remis en place mes cheveux et mon tee-shirt. Puis je me baissais pour ramasser les livres que j’avais emportés dans ma chute, pour les poser sur l’étagère qui était à ma hauteur. Je les rangerais lorsque la bibliothèque fermera ses portes au moins personne ne verra mes exploits.

    Il me fixait droit dans les yeux, ce qui me rendait mal à l’aise. Pourtant je faisais de même pendant quelques secondes, car je sentis tout d’un coup mes joues passaient d’une couleur rosé à une rouge pivoine. Je détournais pour éviter que le jeune homme puisse apercevoir mon changement brutal de teint. Mais il posa une nouvelle question, et pour lui répondre, je me devais de le regarder.

    « Vous êtes plutôt du genre maladroite ou c’est exceptionnel ? »
    «Il n’y a rien d’exceptionnel dans cette fantastique cascade. Je suis une maladroite hors norme, il ne se passa jamais un jour où je tombe ou glisse. C’est dans ma nature, je dois dire.» répondis-je avec un sourire.
    Il me m’était vraiment mal à l’aise, déjà que je n’étais pas du genre à être une grande bavarde qui vous raconte sa vie pendant des heures. Mais là, c’étais encore plus déroutant. C’était comme si j’étais ensorcelé, pourtant je l’avais vu une fois à la bibliothèque. Mais je n’avais jamais été aussi proche de lui. Comme je détestais me sentir idiote comme ça. Surtout qu’il n’avait pas dû venir sur mon lieu de travail pour mes beaux yeux. Et j’en fut encore plus certaine quand j’aperçut le livre de Platon dans ses mains.

    «A cause de mon petit accident, j’ai dû vous déranger. Vous avez peut être besoin d’aide ou de moi, pour rendre ou emprunter un livre.» Je disais vraiment des trucs bizarres. Une petite voix me disait de me taire ou de tourner dix fois la langue dans ma bouche avant de parler, ça éviterait de sortir de pareilles âneries. Seulement, c’était plus fort que moi.

    «Mademoiselle, vais-je devoir attendre encore longtemps ?.» me dit une femme à l’accueil qui commençait à s’énerver contre le bois du présentatoire.
    «J’arrive.»
    À ce moment précis, je détestais cette femme et pourtant, je devais aller la voir pour savoir ce qu’elle voulait. Je me dirigeais donc vers elle, en lui faisant un sourire un peu forcée, je dois dire. Mais la clientèle est reine, et moi, je ne suis que la servante de cette clientèle. La colère m’emporta encore plus, quand elle me demanda si je pouvais lui montrer le rayon des livres sur le jardinage. Les gens ne pouvaient pas chercher un peu tout seul parfois, surtout quand le nom des rayons est marqué en gros sur des panneaux. J’emmenai donc la femme, vers le bon rayon, puis je revins vers mon point de départ.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Jeu 2 Juil - 23:28


    Il était clair que la situation qu’il vivait en ce moment présent était étrange. Premièrement parce que pour la première fois depuis son existence de monstre - et l’on pouvait inclure sa vie d’humain - le jeune Roberts se découvrait un coté de curiosité discrète envers la jeune femme qui lui faisait face. Elle était naturelle avec une touche de timidité maladive s’il l’on pouvait le mentionner de cette manière. La prestance qu’elle dégageait rendait le brun extrêmement sur ses gardes et d’autant plus sérieux qu’a ses habitudes. Comment peut-on être humain et susciter autant d’intérêt ? Pourquoi fallait-il qui la regarde de manière intense et fluide à la fois. Le paradoxe était un comble, oui l’attrait de l’étrange ne faisait qu’amplifier de secondes en secondes. Des secondes qui lui semblaient paisible et magnifique tel un jardin d’Eden légèrement amélioré par la présence de la brunette maladroite. La maladresse la qualifiait plutôt bien mais derrière cet attrait de comportement bien commun à tout homme, la brunette savait y mettre sa touche personnelle. Alors qu’il lui tendait une main pour l’aider à se remettre sur pied, l’ange rigolard fut ravit d’entendre de la part de son interlocutrice, qu’elle se portait bien malgré une chute de livre banal.

    « Non, tout va bien. C’est juste une petite chute. »

    Sa main dans la sienne, le démon ressenti une sensation étrange celle de vouloir encore la protéger de sa propre personne, de son coté démoniaque qui pourrait lui nuire à tout moment. Et pourtant, lui qui c’était fait la promesse de ne pas la mêler a sa vie, venait tout bonnement de le faire en beauté. Mais pouvait il seulement la laisser la par terre alors que son cœur lui dictait tout autre chose ? Décision difficile pour situation compromise en son temps. Il ne pipa guère un mot a sa réplique et se contenta d’esquissait un faible sourire de soulagement qui pouvait apparaitre comme un sourire de compassion. Hors à son égard, le mythique n’en possédait pas. La compassion n’étant pas le mot adéquat à la situation et aux sentiments vécus. C’est alors que Noah remarqua que les joues de sa voisine virèrent à la couleur des pivoines. Ne voulant la mettre davantage mal à l’aise, il lui lâcha la main.

    « Il n’y a rien d’exceptionnel dans cette fantastique cascade. Je suis une maladroite hors norme, il ne se passa jamais un jour où je tombe ou glisse. C’est dans ma nature, je dois dire. »
    « Je vois, en même peut être que c’est l’acteur principal de cette cascade qui peut apparaitre sous un angle de phénomène intriguant. »

    Arquant un sourcil, le mystérieux venait une fois de plus de parler par énigme et par phrase pas vraiment compréhensible pour le monde qui semblait l’entouré depuis son retour sur terre. Bref ce qu’il fallait comprendre de cette réplique était tout simplement qu’il trouvait la jeune femme vraiment difficile à cerner, un peu comme un rébus dont le message codé n’avait aucune solution. Un peu complexe comme métaphore, mais l’idée était là bien imprimée dans sa mémoire de tueur et d’éternel maitre chanteur - selon son maitre. S’apercevant que l’humaine avait observée la présence de son ouvrage grec, qu’il tenait sous son autre bras, Noah le souleva légèrement en fixant l’écrit de la période de l’antiquité.

    « A cause de mon petit accident, j’ai dû vous déranger. Vous avez peut être besoin d’aide ou de moi, pour rendre ou emprunter un livre. »
    « Non il n’y a pas de mal, et puis j’ai pus avoir le loisir de vous parler pour une fois. Rare sont les fois où j’ai le temps de pointer le bout de mon nez, je ne faisais que passer. »

    Un énième silence se démarqua. Noah la toisait d’un regard qui lui appartenait bien. Une expression d’inquiétude mais aussi de rappel à l’ordre émergea de ses pensées. Un avertissement qu’il se donnait a lui-même pour se souvenir de sa promesse de protection. Secoua rapidement son visage figé dans le temps et l’espace, le jeune homme aux reflets de cuivre, répliqua d’une voix neutre et calme.

    « Je pense que … »
    « Mademoiselle, vais-je devoir attendre encore longtemps ? »

    Cette femme lui « coupa » dès lors la parole. Son impatience semblait fort agacée sa « protégée » qui répliqua un lasse et vivace « J’arrive. ». Fermant les yeux l’espace d’un instant, le taciturne murmura d’une voix audible.

    « Je vais m’atteler a choisir un autre ouvrage philosophique, quand a vous … EssayeZ de ne pas encore tomber. »

    Ses paroles n’étaient pas agressives du tout, bien au contraire elles étaient mélodieuses et douce a l’écoute, le tout avec un sourire envoutant et une pointe d’humour maitrisée. Il la regarda filer vers l’impossible cliente et c’est avec un regard impassible qu’il s’engagea dans le rayon des écrivains français, ceux qui selon lui avait une vision bien visible de la vie dans son ensemble.
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Ven 3 Juil - 19:24

    Il y a des journées illuminées de petites choses, de riens du tout qui vous rendent incroyablement heureux; un après-midi à chiner, un jouet qui surgit de l’enfance sur l’étal d’un brocanteur, une main qui s’attache à la vôtre, un appel que l’on n’attendait pas, une parole douce, votre enfant qui vous prend dans ses bras sans rien vous demander d’autre qu’un moment d’amour. Il y a des journées illuminées de petits moments de grâce, une odeur qui vous met l’âme en joie, un rayon de soleil qui entre par la fenêtre, le bruit de l’averse alors qu’on est encore au lit, les trottoirs enneigés ou l’arrivée du printemps et ses premiers bourgeons.

    Il y a des journées faites de petits riens, des journées dont on se souvient longtemps, sans que l’on puisse vraiment savoir pourquoi.

    Et selon moi, cette journée fait partit de celle-là. Plus tard, je ne serais même plus pourquoi elle m’a tant marqué mais en ce moment, même je le sais. Et c’est tout ce qui compte. Je déteste faire des plans sur la comète ou avoir une vie calculé au moindre millimètre, le hasard et les surprises sont des choses qui me rendent heureuse. Jamais je n’aurais jamais pensé une seule seconde en me levant qu’aujourd’hui, je le reverrai. Je pensais même jamais le revoir, et pourtant il est là devant moi, tel un ange arrivant de nulle part, venant m’aider moi l’étourdie maladroite et la rougeuse. Je ne sais pas même pas si ce mot existe mais dans mon dictionnaire personnelle oui. Je me qualifiais ainsi car dans les situations restés calmes et simples, comme maintenant, et bien, je rougis pour le moindre. De quoi, faire rire la personne en face de moi. Heureusement, il comprit très vite mon mal aise, et me lâcha. Je soufflais un bon coup intérieurement pour éviter de me trahir encore plus.

    « Je vois, en même peut être que c’est l’acteur principal de cette cascade qui peut apparaitre sous un angle de phénomène intriguant. »

    Que devais-je répondre à cette phrase étrange ? Je ne voyais pas du tout quoi lui. Même si j’en comprenais un peu le sens. Seulement, elle fit comme si elle n’avait pas bien compris, pour éviter de commettre une erreur encore une fois. Après la maladresse, il avait toujours les gaffes. Evitons donc de se mettre dans une situation incontrôlable.

    « Non il n’y a pas de mal, et puis j’ai pus avoir le loisir de vous parler pour une fois. Rare sont les fois où j’ai le temps de pointer le bout de mon nez, je ne faisais que passer. »
    «Quand on travaille ici, on a rarement le temps de bavarder avec les clients. Surtout quand il y a le chef, il est toujours derrière mon dos, à regarder ce que je fais. Heureusement, que j’adore être en contact avec les livres sinon il y a longtemps que j’aurais dit bye bye à ce boulot.»

    Et blabla… un flux de mots sortait à toute allure de ma bouche. Le stress jouait un rôle dans tout ça. Dès que c’était dans cet état, je ne faisais que parler, pour parfois dire des choses idiotes ou inutiles à mon interlocuteur. C’était plus fort que moi. Et puis, le pire dans tout ça, c’est que je souriais bêtement comme si je n’étais pas niaise comme ça. Il fallait que j’en rajoute une couche.

    Le silence s’installa entre les deux jeunes gens. Personne ne parla. Je ne savais pas quoi lui dire. Je n’allais tout de même pas lui parler de météo ou de circulation. Vu la manière dont il s’exprimait, ce ne devait pas être son genre de conversation. Alors je préférais me taire, attendant que quelque chose je passe ou qu’il commence à parler.

    « Je pense que …»

    Il allait me dire quelque chose, seulement je ne suis jamais la fin de la phrase à cause de cette cliente agaçante qui venait presque tous les jours en me demandant exactement la même chose. La prochaine fois, je devrais coller un immense panneau devant l’accueil en indiquant où était son rayon ainsi, elle ne viendrait me déranger.
    J’étais bien obligé d’y aller, j’aurais préféré reste ici, près de lui. Mais mon pas fut plus rapide quand mon patron pointa son nez à la porte.

    « Je vais m’atteler a choisir un autre ouvrage philosophique, quand a vous … Essayez de ne pas encore tomber. »

    La phrase qu’il venait de prononcer, je ne l’entendis que d’un simple murmure. Mais elle resta dans ma tête tout le temps que j’aide la veille femme. J’allais revenir à l’endroit où j’étais tombé quand mon patron m’attrapa par le bras. Les ennuis commençaient, il allait encore me dire que le client est roi, et tout le tralala, inutile étant donné que l’on était dans une simple bibliothèque et que les gens ne venaient pas acheté, mais emprunté. Alors pas de quoi, sortir cette phrase que personne connaît. Il me fit remarquer que j’avais mit trop longtemps à servir la pauvre dame. Un discours qui dura cinq bonnes minutes mais je crus que cela faisait une éternité qu’il me parlait. J’essayais de trouver le bon truc pour qu’il me laisse aller revoir le jeune homme. Un petit mensonge, ne ferait pas de mal.

    «J’étais entrain de renseigner un jeune homme qui cherchait un livre. j’ai dû le laisser aller seul chercher le bon rayon. Je me dois d’aller l’aider. » répondis-je en partant. Mon patron me regarda avec un sourire et leva son pouce vers le haut. Il avait vraiment cru mon mensonge. Et ma sœur qui me disait sans cesse que j’étais une piètre menteuse. Avec certaine personne, il en faut peut, c’est tout.
    Quand je fus à l’endroit où nous avions commencé, je me rendis compte qu’il était plus là, et qu’il m’avait dit qu’il allait chercher un livre philosophique. Je n’allais tout de même pas aller le voir, et lui dire contente de te revoir. Il me fallait un prétexte, et je me souvenu du livre qu’il avait dans les mains et qu’il voulait rendre.
    Je me baladais dans les rayons, jusqu’à l’apercevoir dans le rayon des écrivains français. J’avançais tout doucement, pour ne pas paraître presser.

    «Saine et sauve !» dis-je en rigolant. «J’ai vu que vous aviez un livre dans les mains, je peux peut être vous en débarrasser étant donné que je suis faite pour ça. »

    La fin de ma phrase fut vraiment idiote. Je fis comme si ça ne venait pas de moi. Mais il n’était pas le genre de garçon qui n’entend pas.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Sam 4 Juil - 18:00


    Le calme de l’endroit laissé le jeune homme - apparence humaine s’entend - bien songeur comme à chaque fois qu’il venait en ces lieux de savoir immense. Son tempérament de sagesse prenait alors beaucoup plus son sens. Il venait de regarder la jeune brune partir vers l’impossible cliente qui trouva finalement réponse à ses nombreuses attentes. Durant ce temps, Noah avait continué son chemin vers l’allée des ouvrages de philosophie, ceux qu’il pouvait lire et relire en boucle sans pour autant trouver cette activité lasse et ennuyeuse. Non c’était un passe temps de quiétude et de remise en question sur son existence tirée des histoires à dormir debout. Bien qu’il tendait à passer inaperçu aux yeux des êtres humains, le jeune Roberts ne pouvait guère échapper aux aléas de ses « pouvoirs » ou bien de ses attraits démoniaques qu’il lui était tous naturels depuis un temps bien trop vaste.

    Ses yeux parcouraient un a un, è une vitesse démesurée les écrits des nombreux écrivains français. Son choix bifurqua alors sur un autre ouvrage, qui n’était pas tellement considéré comme de la philosophie mais plus comme un art poétique, le recueil des Fables de la Fontaine. Accroupi a mis hauteur de l’étagère en pin, Noah saisit le fruit d’imagination du poète et esquissa un sourire dénuer de mot capable de le quantifier. Un sourire propre à lui-même et dont il connaissait bien le sens. Un sens de souvenir qu’il avait désiré cacher au plus profond de sa mémoire. Les chefs d’œuvres de Lafontaine avait bel et bien fait partit de sa vie d’humain et les découvrir de nouveau ne lui ferait guère de mal, si ce n’est que le fatalisme de ses souvenirs le meurtrirait davantage. Mais la souffrance, il ne faisait que l’accepter, après tout il le mérité amplement. C’est alors qu’il entendit de nouveau sa voix. Un sonnet de résonance joyeux et maladroit qui ne pouvait qu’appartenir a celle qu’il devait protéger. Une promesse à laquelle, la bibliothécaire n’a pas eut son mot à dire, puisqu’elle n’en connaissait pas l’existence et c’était bien mieux ainsi. Relevant son visage de marbre vers l’humaine, l’ange déchu souffla dans un rire murmuré.

    « Saine et sauve ! »
    « J’en suis fort heureux ! »
    « J’ai vu que vous aviez un livre dans les mains, je peux peut être vous en débarrasser étant donné que je suis faite pour ça. »

    Plissant de façon anodine le front, l’ange rigolard ne put réprimer un énième sourire. Il ne savait si c’était sa présence qui rendait la jeune femme ainsi mais tout comme elle sa présence le changeait. Il se prêtait beaucoup plus à sourire en sa compagnie et ce de manière presque - voir totalement - naturelle. Mais il ne releva pas vraiment plus cela sa dernière remarque.

    « Je ne voudrais que vous pensiez que vous êtes … « faites pour ça », mais d’accord. »

    L’être mythique lui tendit le livre en la toisant furtivement d’un regard un peu protecteur, mais il ne devait pas dépeindre ce genre de signe pour ne pas la mettre en danger. Alors parallèlement c’est dans sa nature de faire le malheur autour de lui. Ne préférant ne pas s’attarder sur ce sujet avec sa conscience, Noah se leva d’un mouvement svelte et gracieux et reprit.

    « Merci pour votre aide. »

    Son regard de monstre se perdit dans les vagues vertes de ses yeux magnifiques et intenses. Un moment de silence étrange mais pas au point de mettre une personne mal à l’aise. Là était la vue la nouvelle faiblesse de l’ange démoniaque aux reflets de bronze. Secouant la tête pour balayer ses pensées qui était des chimères illusionnistes, le jeune homme rétorqua.

    « Je vais devoir partir, à une prochaine fois très certainement. »

    Lui adressant un sourire sincère mais mélancolique, le démon déposa l’ouvrage de l’inventeur des Fables françaises à sa place initiale et contourna la brunette pour prendre le chemin de la sortie.

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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Dim 5 Juil - 12:31

    Comment ne pas être subjugué par lui ? Il avait tout de l’être parfait, de la couleur de ses cheveux à son allure. Ce n’était peut être qu’une illusion, ainsi quand je me réveillerais demain, je me rendrais compte que rien n’a existé, que ce n’était qu’irréel. C’est comme le crépuscule. Encore une fois. Une autre fin. Aussi parfait qu’ait été le jour, il faut qu’il meure.
    Dès que je l’avais vu dans le rayon, j’avais su que c’était lui. Il était accroupi à la recherche d’un ouvrage surement. Je connaissais la bibliothèque par cœur, les yeux bandaient, je pouvais trouver tous les livres. Et où se trouver, le jeune homme, c’était l’endroit exact où se trouvaient les livres de LaFontaine. Un auteur vraiment fabuleux, qui était vraiment en avance sur son temps, c’est ce que je pensais. Certaines fables, j’adorais les lire et le relire des dizaines de fois.

    Face à la petite remarque que j’avais faite en revenant le voir, qui lui avait fait sortir un sourire. Un sourire que je n’aimerais pas voir s’effacer pour tout l’or du monde. Car ce sourire donnait envie de croquer la vie à pleine dent. En sa présence, c’était étrange comme je devais totalement différente. Moi qui étais de naturelle timide, devant les garçons, j’étais totalement paralysé et aucun son ne sortait de ma bouche. Pourtant face à lui, je n’étais plus la fille simplette et normale.

    « Je ne voudrais que vous pensiez que vous êtes … « faites pour ça », mais d’accord.»
    «Oh, mais ça me dérange pas du tout. Et puis, je préfère avoir les mains occupées, ça m’évitait de faire une chute.» répondis-je simplement, et calmement.

    J’attrapais le livre qu’il me rendait. Nos mains se touchèrent une nouvelle fois. Seulement, je me libérais de ce moment à toute vitesse, car son contact m’avait brulée comme une décharge électrique. J’eus tout le loisir de le dévisager, avec succès quand il se releva. J’étais entrain de le guigner quand je m’aperçus qu’il me contemplait avec cet air inexplicable qui m’avait déjà intriguée.

    « Merci pour votre aide. »
    «De rien. C’est un plaisir de vous aider.»

    Malgré tout, j’étais convaincu qu’il avait quelque chose de nouveau en lui. Je gardais un souvenir très net de la noirceur de ses pupilles lorsqu’il était venu à la bibliothèque et qu’elle le voyait pour la première fois. Aujourd’hui, ses yeux avaient une teinte plus douce et plus brillante. Je ne dis rien pendant un long moment, puis commis l’erreur de croiser son regard. Ses prunelles me déstabilisèrent.

    « Je vais devoir partir, à une prochaine fois très certainement. »

    Cette phrase me fit comme une décharge que l’on prend quand on touche la portière de la voiture en sortant. Une chose qui m’arrivait souvent, et que je n’aimais pas spécialement. Il allait partir dans une minute. Je le vis remettre les fables de LaFontaine à leur place, puis il me contourna pour aller vers la sortie de l’endroit où je travaillais.
    A ce moment précis, c’est comme si j’avais deux consciences : un ange et un diable. L’une me disait de trouver un prétexte pour qu’il reste encore quelques minutes tandis que l’autre me disait que je le connaissais à peine et qu’une fille comme moi ne l’intéressait pas. Il devait surement être captivé par des filles beaucoup plus jolie et différent, et original. Tout ce que je n’étais pas. Moi, la fille orpheline, sans étude, qui a renoncé à son rêve et qui travaille maintenant dans une petite bibliothèque d’une petite ville. Une vie dès plus banal, mais moi je n’étais pas faite pour les paillettes et la vie de château. Le naturel était mon mot d’ordre.

    «Attendez….» dis-je tout à coup. Les mots étaient sortit tout seul, comme si je ne contrôlais plus ma langue et ma bouche. «Pour enregistrer votre retour de livre, il me faut votre nom et votre carte de la bibliothèque.»

    Rien de plus banal, c’était les informations que j’avais besoin pour enregistré le retour d’un livre. Un truc qui n’était pas banal, car j’aurais pût rentrer le code du livre et ainsi retrouvait son nom ainsi pût indiquer qu’il avait bien rendu le livre. le jeune homme était pratiquement arrivé à la porte. Je me rendis donc vers lui, le livre à la main que je posais au passage sur le comptoir près de l’ordinateur afin de l’enregistré.

    «Sans ses informations, je ne pourrais dire que vous avez rendu le livre.» mentis-je en essayant d’être le plus naturelle possible car j’étais une piètre menteuse.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Dim 5 Juil - 19:01


    Le souvenir aussi douloureux soit il, n’est pas en droit de conditionner votre vie actuelle. Du moins si vous en possédiez une. Avoir une vie digne d’alimenter les histoires d’horreur pour gamins, n’en était guère une. Vivre dans le vice et la méchanceté ne lui avait rapporté que le mensonge et la haine de ce qu’il était devenu. Noah savait très bien que quoi qu’il arrive, revenir en arrière n’était pas dans ses cordes et ses pouvoirs ne lui étaient d’aucunes utilités. Il gardait en mémoire les moindres bribes impossible de souffrance et de cruauté qu’il usé pour devenir le favori du Malin en personne et revenir sur terre. Une faveur qu’il lui avait été accordé pour son dévouement et son comportement impassible et son agissement de mystère. Voilà plus d’un siècle et demi que l’ange démoniaque avait refait surface sur le globe terrestre et durant cette période de solitude irrévocable, jamais au grand jamais il n’avait éprouvé une quelconque attirance pour un être opposé à sa race et a sa nature. Et il fallait que cette humaine pointe le bout de son nez pour remettre dans le doute toute la philosophie de ses interdits. A vrai dire à ses yeux, elle n’était pas qu’une simple humaine. Elle avait des particularités qui le rendait plus calme et qui d’une certaine façon apaisait son esprit torturé.

    Mais pour son bien à elle, il se devait de ne plus l’approcher, de ne plus la revoir et au final de l’oublier. Cela lui couter en quelque sorte « cher », puisqu’il se sentait proche de la jeune brunette sans pour autant l’avoir connu toute sa « vie ». Sur les méandres de sa conscience emplis de noirceur et repentir, le jeune homme reflets de cuivre avait tourné court à leur discussion dans le seul but de mettre un terme à cet échange qui ne devait avoir lieu. Elle n’avait aucune information sur son identité réelle et mais il savait intérieurement qu’elle devait avoir des doutes. Il lui avait alors dit qu’il devait partir, et une fois encore ses pupilles noires croisèrent ses émeraudes. Il allait franchir la porte de sortie, lorsque main sur la clenche il entendit de nouveau sa voix.

    « Attendez… »

    La phrase qui suivit sa réplique le laissa un instant pantois. Il savait que les dires qu’elle avançait n’étaient pas vraiment nécessaires pour rendre un livre, car à plusieurs reprises il avait ramené des bouquins sans pour autant délivrer sa carte de bibliothèque. Le questionnement était, avait elle avancée ces paroles pour simple prétexte ? N’en étant pas convaincu, Noah dut se convaincre avec lui-même, de jouer la carte du rejet. Il ne devait pas être proche d’elle, cela lui causerait du tord bien qu’à elle qu’a lui, et lui pour être véridique, il s’en fichait éperdument. Poussant un soupir à peine audible, le jeune Roberts se tourna vers elle et tout en lui lançant un regard furtif se dirigea vers le comptoir où un peu plutôt avait été déposé le livre emprunté. Une fois accoudé au comptoir, l’ange rigolard sortit de sa poche sa carte de bibliothèque qu’il déposa à son tour sur le rebord du meuble.

    « Prétexte ou pas, tu ne devrais pas chercher à me retenir. Si tu étais un temps soit peu intelligente tu arrêterais maintenant. »

    Sa voix grave et catégorique avait été soufflée dans un infime silence digne d’aucune résonance. Son regard reprit enfin son expression impassible, celle qui portait a l’accoutumée. Lui parler de cette manière relevait d’un parcours du combattant, mais la protéger était devenue un de ses principaux objectifs.
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Dim 5 Juil - 21:57

    Quand j’eu fini ma dernière phrase, je revins vers le comptoir où je devais accueillir les clients et rentrer les départs et retours de livre. Il était devant moi accoudé au comptoir. Il déposa sa carte de bibliothèque près de moi. Je la pris, regardait le prénom qui est figuré : Noah. Un prénom qui lui allait parfaitement, puisqu’il est rare de trouver une personne comme lui, il était unique tout comme son prénom.

    «Prétexte ou pas, tu ne devrais pas chercher à me retenir. Si tu étais un temps soit peu intelligente tu arrêterais maintenant.»

    Sa carte que je tenais dans mes mains, tomba brutalement sur le comptoir. Je restai pétrifiée sur place, le regardant des yeux sans le voir. Ses paroles avaient été odieuses. Injuste. Immédiatement, je me plongeai dans l’ordinateur. Seulement, je ne pouvais pas en rester là. De mauvaise grâce, je me tournais vers lui. Je ne voulais pas ressentir ce que je savais que je ressentirais devant son visage trop parfait. J’arborais une expression prudente. Paupières closes, j’inspirai doucement par le nez, consciente que je grinçais des dents. Je fronçais les sourcils.

    «Dommage, que tu ne t’en sois pas aperçut plus tôt.» grondais-je. «Tu te serais épargné tous ces regrets. Tu aurais dû ne pas venir m’aider et me laissait par terre comme une pauvre imbécile.»

    Je tournais brusquement la tête, mâchoires serrées, tachant de retenir les accusations délirantes que j’avais envie de lui cracher au visage. Je posais le livre que j’avais dans les mains sur le comptoir, et je me levais. Ma collègue de travail était à côté de moi, elle me regardait d’un être ébahit. Je me tournais vers elle pour lui rétorquais :

    «Amber, tu peux t’occuper de ce client, s’il te plait. Je n’ai plus envie de le voir. Tu diras au patron que je prend ma pause.»

    J’avais envisagé une sortie théâtrale mais bien sûr, je me pris les pieds dans une pile de livres. L’idée m’effleura de les laisser comme ça, puis avec un soupir, je me penchais pour les ramasser et les remettre en place. Puis je me redressais et partie dans les rayons à grandes enjambées raides. Je n’avais envie que d’une chose rentré chez moi, seulement la matinée n’était pas encore terminée. Je rejoignais le rayon que j’avais envie en courant presque. Dès que je fus dans le bon rayon, je cherchais le livre dont j’avais besoin. Dès que je l’eu entre les mains, je trouvais refuge au fond de la bibliothèque dans un rayon toujours vide, où il n’y avait pour l’instant aucun ouvrage. Au moins, personne ne viendrait me rendre la vie impossible et je pourrais être en paix.

    Le livre que j’avais en main était l’un de mes préfères. C’était une œuvre de Shakespeare. Un livre que j’avais lut une centaine de fois. Dès que je me sentais mal, je trouvais refuge avec lui. Je n’avais pas besoin d’appeler quelqu’un, mais je le faisais quand même. Pourquoi Luka n’était-il pas ? Pourquoi avait-il pris quelques jours en vacances ? J’aurais tellement eu besoin qu’il me prenne dans ses bras en me réconfortant avec ses paroles. Mais je devais faire sans lui, et cela grâce au livre. Roméo et Juliette était une histoire fabuleuse et magnifique. Cependant, elle se finissait mal. Mais dans un sens, ils étaient tellement amoureux. Je tournais les pages jusqu’à trouver le bon passage.

    «Ces plaisirs violents ont des fins violentes ; dans leur excès ils meurent tels la poudre et le feu, que le baiser consume.» lis-je à voix haute.
    Je fermais le livre, et le posa à côté de moi. Je n’allais pas m’arrêter là, s’il pensait que je m’arrêterais là, il allait être déçu. Je n’avais pas envie d’être intelligente. J’avais choisi, j’étais sûr de moi. Tant pis s’il m’arrivait quelque chose, je voulais en savoir plus sur lui. Je ne comptais pas m’avouer vaincu.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Lun 6 Juil - 23:24


    Certains disait que l’ignorance était la meilleure des armes pour parer toutes choses, et d’autres disaient que la méchanceté engendrer la haine de l’être aimé. Ces gens vivaient dans des mondes philosophiques impossible. Son agissement a l’égard de la jeune bibliothécaire semblait satisfaire son non désir, un désir qu’il se devait de faire pour la préserver. Jamais il n’aurait dû revenir a la bibliothèque, tout cela relevait de son entière faute. Que fallait il qu’il fasse pour que cette humaine sorte de son esprit. Elle avait sur lui un pouvoir relatif a l’incandescence, une domination étrange et incompréhensive. Les paroles qu’il venait de prononcer, il ne les pensait pas vraiment du moins sa raison le penser et son cœur lui dictait tout autre choses, mais comme le fatalisme prenait la plupart d’importance dans ses décisions, le résultat ne l’étonna pas des masses. Noah ne fut pas surpris par la réaction abrupte de son interlocutrice parut ne pas s’attendre a ce changement de situation de la part du jeune adonis.

    «Dommage, que tu ne t’en sois pas aperçut plus tôt. Tu te serais épargné tous ces regrets. Tu aurais dû ne pas venir m’aider et me laissait par terre comme une pauvre imbécile

    L’ange démoniaque ne rétorqua pas un mot. Son regard impassible n’avait pas vacillé d’un millimètre et vraisemblablement rien ne pouvez le perturber. Accoudé au comptoir, il ne fit comme si de rien était repris sa carte de bibliothèque qui était tombé un peu plutôt sur le comptoir. Il toisa tout le long de sa sortie jusqu’à ce qu’elle se prenne une fois de plus, les pieds dans une pile de livre. Evidement, il ne put réprimer un rire soufflé et peu audible. Tournant son attention vers la collègue de travail de celle qui occupait la plupart de ses nombreuses pensées aussi complexes soient elles, le démon adressa alors un sourire enjôleur a la dénommée Amber qui lui indiqua très vite qu’il pouvait partir sans pour autant présenter sa carte d’adhérent. Un air de marbre sur son visage de parfait de statue grecque, le taciturne se dirigea vers le rayon où un peu plutôt ils avaient échangés quelques mots. Un souvenir de cette nouvelle rencontre le poussa a esquissait un mince sourire abordant la commissure de ses lèvres. Leur situation aurait relevé d’une banalité simple s’ils avaient été tous deux des humains, hors pour l’un d’entre ce n’était guère le cas. Une fois dans le rayon des ouvrages philosophiques, Noah se mit en quête de trouver la célèbre œuvre de Baudelaire : les « Fleurs du Mal ». Saisissant le vieil écrit d’une édition ancienne mais intégrale, il feuilleta les nombreuses pages pour enfin arriver a l’intitulé « Harmonie du soir ». Titre qui scié a merveille avec sa nature de diable ambulant. Son « maitre », Satan en personne devrait être heureux de cet écrit. C’est alors qu’il prit réellement conscience que la brunette ne céderait jamais a ce que lui voudrait. La preuve, son énervement soudain démontrait de manière explicite sa ténacité et son sens de l’obstination pure. Fermant les yeux l’espace d’un instant, Noah inspira doucement et marcha d’un pas assuré - comme toujours - vers le bureau d’accueil où siégeait encore la certaine Amber. Déposant le livre de l’écrivain français sur le comptoir, Noah répliqua d’une voix douce et murmurée.

    « Excusez moi Amber. Mais comme vous aviez pus le remarquer, j’ai quelques peu froissé votre collègue tout a l’heure, et j’aimerai savoir si vous pouviez lui remettre un message de ma part. »

    Ironiquement tout se déroula comme il l’avait crut. Sa beauté démoniaque lui servait au moins a quelques choses dans ce monde. Bref, ne pouvant rien lui refuser, la jeune femme opina avec un sourire accrocheur que le démon ne releva pas. Glissant sa carte de bibliothèque a la page du poème intitulé « Harmonie du soir », le jeune mystérieux ferma l’ouvrage et le tendit a la bibliothécaire.

    « Il lui suffit juste de lui donner ce livre et elle comprendra le reste. »

    Affichant un rire contraint, le Roberts se dirgea vers la sortie de la bibliothèque. La porte se referma sur lui, d’un claquement sourd. Son geste envers elle, allait décider de ce qu’elle allait faire. L’écrit de Baudelaire lui révélait une partie de sa nature, mais allait elle prendre le risque d’allez jusqu’au bout ?
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mar 7 Juil - 20:57

    Un texte ou une œuvre est parfois une meilleure solution pour faire comprendre à quelqu’un d’autre une chose importante. Combien de fois j’ai évoqué mes sentiments selon une citation de mes livres préférés ? Un nombre de fois incalculable. Pour moi, il est trop difficile de parler à voix haute de mes sentiments. Ma sœur en a eu la preuve. Sur le papier, les mots semblent s’écrire tout seul. Bien que ce n’est pas le cas puisque ces mots sont les même qu’à l’oral. A la mort de mes parents, j’ai écrit une lettre de quinze pages destinée à ma sœur. Toutes mes angoisses, ma tristesse et mon désespoir avaient été mis à nu dans cette missive et j’y insérais des citations pour y mettre encore plus d’émotion. Depuis ce temps, je peux désormais quelques fois dire face à la personne ce que je pense. Et c’est ce qui c’est passé avec Noah. Car désormais, je pouvais lui donner un prénom. Un prénom que j’avais plus envie de prononcer après ce qui c’était passé. J’étais en colère, seulement cette colère serait déjà partit dans quelques minutes à cause de mon caractère, je n’arrivais pas à haïr des gens.

    Toujours en compagnie de mon œuvre de Roméo et Juliette, j’en appréciais chacun des phrases bien que je les connaissais par cœur. Mon esprit n’était pas totalement complètement concentré sur la pièce de théâtre. J’essayais de comprendre pourquoi il éprouvait une telle haine envers moi. Je ne lui avais rien fait, c’était la première fois que l’on échangeait quelques mots. Et qui plus est la conversation n’avait pas été très longue.
    Arrivant à la dernière page de l’ouvrage, je le refermais doucement en rêvant que peut être un jour, un amour aussi magique m’arriverait sans avoir une fin aussi tragique. Pure rêverie. Parfois les rêves permettent de fuir les désastres de la vie.

    Je me levais afin d’aller poser le livre que j’avais pris. J’avais encore un peu de temps devant moi car ma pause n’était pas encore. Arrivant au bon rayon, je déposais l’œuvre de Shakespeare à sa place initiale. Puis avançant, d’un pas souple et délicat, pour voir si Noah était partit. Je n’avais pas envie de le voir dans l’immédiat surtout après ce qu’il m’avait dit. Quand je fus au bout du rayon, je passais ma tête en évitant de me faire remarquer. Il n’était plus là. Un soulagement se fit sentir dans mon corps. Même si ma pause n’était pas terminée, je décidais d’aller aider ma collègue de travail qui faisait face à une foule de client. Quand je fus à côté d’elle, elle me souria bêtement comme si je venais d’une autre planète ou que j’avais une verrue sur le bout du nez. Je me mis à renseigner les clients et à prendre les retours de livre. Ma matinée de travail continua sans le moindre nouvel accident. A midi, je retournais le panneau de la porte dès que le dernier client eut passé le pied de la porte. Amber vint vers moi toujours avec ce sourire niais. Elle me tendit un livre. Je ne voyais pas pourquoi elle me tendait les fleurs du mal de Baudelaire. On était en pause de midi, je n’avais pas envie de faire le retour de ce livre.

    «Pourquoi tu me tends ce livre ? Je te signale que c’est la pause de midi. Alors si tu veux travailler fait le toi, le retour.» lui rétorquais-je pas de façon très agréable. Mais aujourd’hui, ce n’était pas le bon jour pour m’énerver.
    « C’est pour toi. » articula-t-elle choquée un peu face à ma façon de lui avoir parler.
    «Mais je n’ai pas emprunté Les fleurs du mal de Baudelaire.» J’étais vraiment perdue. Je la regardais pour qu’elle m’explique le pourquoi du comment.
    « Il la laissait pour toi avant de partir. Il m’a dit de te le donner, que tu comprendrais. » me souria-t-elle.

    Alors il n’était pas partit comme un voleur, il m’avait laissé ce livre. Je crus trouver à l’intérieur un message, mais pas du tout. Il n’y avait que sa carte de bibliothèque. Quelle idiote, j’étais ! Il voulait que je lise les pages où il s’était servi de sa carte comme marque page. Je regardais Amber, elle me fixait comme si j’allais tout lui dévoiler. Seulement, je n’étais pas assez proche d’elle pour tout lui raconter. Elle n’était qu’une simple collègue que s’appréciait un peu.

    «Je vais me mettre sur la devanture de la bibliothèque pour profiter des quelques rayons de soleil. » lui dis-je en ouvrant la porte. En me levant, je n’aurais pas cru que le soleil ferait son apparition et pourtant il le faisait. Sentir la chaleur du soleil sur ma peau pâle. Le devant de la bibliothèque offrait de multiples endroits pour s’asseoir. Le patron avait pensé à cette structure afin que les clients puissent lire dehors en été. Parfois, il avait tout de même des idées intelligentes, il fallait bien l’avouer.

    Je m’installais sur un des bancs, le mieux orienté par rapport au soleil. J’ouvris le livre et prit sa carte de bibliothèque entre mes mains. Pendant plusieurs secondes, je restais fasciner devant sa photo. Même en photo, il était indescriptible et splendide. J’étais loin d’être parfaite comparée à lui. Sortant de mon moment de folie, je me mis à lire le poème.

    «Harmonie du soir. Voici venir les temps où vibrant sur sa tige. Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir; […] Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir, Du passé lumineux recueille tout vestige! Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige... Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir! »

    Ce poème voulait dire quelque chose. Il fallait aller au-delà des mots. A travers les lettres, l’auteur évoquait le mal être d’un homme sombre. Pourquoi me faire lire une telle chose ? Etait-il quelqu’un qu’il ne fallait pas fréquenter ? Ou un démon ? Tout un tas de questions qui resterait sans réponse pour l’instant. Il voulait me faire peur pour que je m’éloigne de lui. Cependant ce qu’il venait de faire me donner encore plus envie d’en apprendre sur lui.
    Je posais le livre à côté de moi sur le banc. J’espérais qu’il allait de derrière un buisson ou quelque chose comme ça.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mer 8 Juil - 10:31


    On ne jouait pas la vie, comme on ne pouvait jouer avec la mort. Malheureusement ces deux là étaient intrinsèquement liés, qu’on le veuille ou non, et malgré tout nous devions prendre garde. A choisir, il aurait préféré mourir et ne pas subsister a voir et subir de telles atrocités. Jamais l’Enfer lui avait semblait si pale et si mesquin. Jamais il n’aurait pensé que son existence prendrait fin dans l’au-delà, et que le Diable l’aurait pris sous son aile tel un nouveau messie en qui placer une espérance bien trop grande. Voila bien longtemps que le démon vivait en solitaire en ne s’attardant que ce sur ce qu’il croyait nécessaire et intéressant. L’ombre de souffrance, du chagrin et de la mélancolie s’emparant de son esprit fataliste et torturé. Parcourir les siècles sans jamais connaitre autres choses que la solitude et le calme de ses pensées lugubres. Ne se plaignant aucunement de son sort, Noah avançait au rythme de son temps. Le piano et les partitions, les pensées fatalistes, les livres tous aussi anciens les uns et les autres, tout cela étaient les seuls témoins de son monde, de sa bulle. L’ermite qui vivait en lui, le faisait prendre un chemin peu emprunt de jovialité, mais d’un destin où il se voyait vagabonder en solitaire. Et cela ne changerait jamais. Du moins, là était ce qu’il pensait avant de la voir elle. Cette humaine étrange et si mystérieuse. Un seul regard plongé dans ses yeux d’émeraudes suffisait à apaiser les tourments de son cœur mort. Une relation sans mot bien définis encore.

    Alors qu’il était sortit de la bibliothèque quelques heures auparavant, l’ange démoniaque avait décidé d’attendre et d’observer la jeune brunette au tempérament bien trempé. Lui avoir parlé ainsi, le mettait dans état auquel il ne s’attendait guère, comme si des sens humains parcouraient de nouveau son corps sculpté dans le marbre. Mais il avait agit dans son intérêt seul, dans le but de la protéger de sa personne. Bien qu’elle soit maladroite - ce qui le tendait à rire en y repensant- elle n’en demeurait pas moins aussi obstinée que lui, ce qui ne jouerait pas en sa faveur. Décidant alors de lui donner un coup de pouce sur la raison de ne plus la voir, Noah agissait ainsi de façon tout à fait contradictoire, mais il en était conscient. Devait-il être égoïste ? Devait-il lui révéler sa vraie nature, lui qui avait tant cherché à rester dans l’inconnu des humains ? Trop de questions tuent la question ultime.

    Perché en haut du bâtiment de la bibliothèque, Noah laissait vagabonder ses pensées au gré du vent qui venait souffler dans ses cheveux cuivrés. Bien qu’il tergiversait avec lui-même, le jeune homme - généralement s’entend - avait les yeux fixé sur son livre, son éternel compagnon de toujours Epicure. Si ce dernier se disait qu’il fallait vivre avec le peu que nous avions et se satisfaire du moment présent, il avait dans un temps beaucoup plus noir aidé l’ange rigolard. C’est alors que dans un bruit digne d’un carillon, que le mystérieux entendit ses pas et sentit son odeur. Fronçant un instant les sourcils pour mieux cerner son expression de loin, il se surprit à la voir réfléchir. Était-elle en pleine réflexion vis-à-vis du texte qu’elle venait de lire ? La réponse étant fort possible Noah disparu dans un écran de brouillard. Ni vus ni connu le favori du Diable retrouva sans problème la terre ferme non loin de là où il avait sa voiture. Mains dans les poches, il s’avança vers la jeune bibliothécaire en continuant les paroles de l’écrivain, celles qui affirmaient une décision :

    « Voici venir les temps où vibrant sur sa tige. Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ; Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! ».

    Sa voix était plus douce et neutre bien que d’une réserve tout à fait maitrisée. Il la toisait d’un regard emplis d’inquiétude et de gravité. Qu’avait elle comprit de ces mots de Baudelaire. Après un minute de silence de sa part, le jeune ermite décida enfin de rompre le silence qu’il avait émit un peu plutôt.

    « Une décision fatidique s’impose alors à toi. Celle de savoir où mène ses mots et quels en sont leurs sens, ou bien de laisser le destin forcer les choses et j’entends par là ne plus croiser ton chemin. ».

    Toujours d’un ton neutre, l’ange déchu ferma les yeux l’espace de quelques secondes. Il faisait cela en espérant qu’elle refuse sa première proposition. Encore une fois sa raison prenait le dessus, mais son cœur lui, lui dictait toutes autres choses.
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mer 8 Juil - 22:39

    La cruauté du monde fait de nous de pauvres pantins. Nos vies sont calculées au millimètre près alors dès que tout ce qui sort de l’ordinaire ou de notre routine effraie un bon nombre d’entre nous. A la fin que retenons-nous d’une vie consacrée au travail et à sa famille ? Rien. Puisque l’on finit notre vie tous au fond d’un trou parmi les insectes et la terre. Certains rêves que de ça mais d’autres, comme moi, veulent aller plus loin, découvrir de nouvelles choses, de nouveaux horizons. Et ce n’est pas en ayant peur de tout, on ne peut pas y arriver. Il faut faire confiance à son instinct et à son cœur. Ma mère m’a toujours dit qu’il fallait que j’écoute mon cœur car il m’aiderait à prendre les bonnes décisions face à un choix difficile. Seulement, son conseil, je ne l’ai pas beaucoup suivi. Même pas du tout car si j’aurais écouté mon cœur, je n’aurais jamais abandonné la danse.
    Pour moi, la danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts parce que ce n’est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c’est la vie elle-même. Avec le corps on peut faire passer autant de chose qu’avec les mots. Parfois je ressors de vieilles cassettes de ballet ou de spectacle de danse où des danseurs professionnels, vous enivrent et vous font pleurer sans aucun mot, avec seulement des gestes ordonné en musique. En pensant à ça, j’avais envie soudainement de danser, d’éprouver cette puissance qui passait dans mon corps et qui me permettait de me sentir indestructible face au public. Si j’aurais été seule, et pas en pleine rue, j’aurais imaginé quelques pas. Mais je n’étais pas assez dévergondée pour le faire ici-même, d’autres l’auraient fait sans problème seulement je ne suis pas les autres, et ça me plait d’être différente. De rester toujours la même fille maladroite et timide. D’autres me diraient que je suis mille fois mieux que je le dis. Mais si je pensais ainsi je ne serais plus la Krystal que ma mère adorait avoir.

    Normalement, j’aurais dû manger quelque chose mais l’appétit n’était pas au rendez-vous. Et puis, je n’étais pas une grande mangeuse, on pouvait m’appeler le petit moineau de ce point de vue là. Je m’apprêtais à me lever pour aller voir Amber qui devait s’ennuyer à mourir dans la bibliothèque vu que ce n’était pas une fille fan de livres. Je me demandais pourquoi elle travaillait à la bibliothèque, et non pas dans un magasin de vêtements ou de chaussures, car se trouvait ici demande un lien entre les ouvrages et nous. Mais parfois, on ne choisit pas où la vie, nous mènent. Je commençais à me lever en n’oubliant pas le livre et la carte de bibliothèque de Noah, quand j’entendis une voix que je connaissais. Elle était douce et neutre comme celle d’un ange, mais ce que je ne savais pas c’est que ce mot ne convenait pas du tout à Noah. Mais je n’avais pas d’autres mots à l’esprit pour le qualifier. Il s’avançait en récitant le poème que je venais de lire. Il en connaissait chaque mot, chaque phrase comme si c’était lui qui l’avait écrit et non pas Baudelaire.

    «Une décision fatidique s’impose alors à toi. Celle de savoir où mène ses mots et quels en sont leurs sens, ou bien de laisser le destin forcer les choses et j’entends par là ne plus croiser ton chemin.»

    Il était vraiment étrange, tout à l’heure, il me disait qu’il ne fallait plus que l’on se voit et encore que l’on se parle. Et maintenant, venant de nulle part, il me posait une sorte de question. Il devait avoir des sauts d’humeur ou il avait réagit que sa remarque de la bibliothèque avait été blessante.

    «Je te trouve vraiment bizarre. Il y a deux heures, tu me disais de ne plus te parler et te voilà devant moi entrain de me demander de faire un choix. » lui avouais-je. Je ne pouvais pas garder ça pour moi, il fallait que je lui dise ça. Et par rapport à son choix, je l’avais déjà fait, et rien ne changerait. J’étais une vraie tête de mule, et rien ne pouvait me faire changer. «Tu me disais que si j’était intelligente, je devais arrêter. Et bien, je ne veux pas être intelligente. Alors dis-moi la vérité, je suis prête à l’entendre. » Il essayait de me faire éviter la première solution, et pourtant, je ne voulais qu’elle.

    «Maintenant, je m’imagine des tonnes de choses. » lui dis-je franchement. Je voyais des multitudes de scénarios tous plus farfelus les uns des autres. Un ancien prisonnier qui avait tué quelqu’un ou encore un démon. Je ne savais plus quoi penser, je voulais connaître la vérité même si elle était difficile à comprendre. J’étais prête à tout comprendre pour lui.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Jeu 9 Juil - 20:36


    L’aplomb conditionné certains individus, d’autre se confiner dans la peur de l’inconnu. Cela la jeune brunette semblait en être consciente, plus même elle en avait l’audace, surprenant l’homme statuaire qui lui faisait face. Pris au dépourvus de son choix, Noah ne s’y attendait pas vraiment, bien qu’une part de lui savait déjà que sa destinée de monstre était liée a la sienne. Pourquoi voulait-elle savoir sa vraie nature, pourquoi tenterait elle de gâcher sa vie ? Les humains étaient tous étranges, ayant leur propre particularité mais chacun restait tout de même d’une banalité commune à l’ensemble de son espèce. Contrairement aux démons qui pouvait se différencier sur telle ou telle races sans en oublier les pouvoirs qui parcouraient leur corps démoniaque. Non, elle tenait en raison de sa nature, un naturel qui le rendait perplexe comme si elle ne possédait aucun instinct de survie, elle le laissait de marbre alors qu’en l’espace de deux cent années personne n’avait retenu son attention et son apparition avait inversé la tendance. Les répliques qu’elle venait d’émettre étaient véridiques, mais il décida de ne pas les relever en laissant le silence pesant planer. Un rire abordant la commissure de ses lèvres vint se peindre sur son visage figé dans le temps et l’espace. D’un murmure audible mais calme il écouta alors sa dernière phrase.

    « Maintenant, je m’imagine des tonnes de choses. ».
    « Sois plus précise, au fond je sais que tu crois au surnaturel. Un fait bien digne des films et séries télévisées. Mais si dans la forme tes croyances étaient finalement fondées, d’après toi qui suis-je ? Un prisonnier emplis d’intelligence venant chercher un livre ? Non, c’est bien plus compliqué et tu risquerais gros en découvrant ma nature. »

    Sa voix était grave et d’une intonation vraie sur la réalité du temps. Levant la tête en direction du ciel qui présentait quelques rayons de soleil, l’ange rigolard toisa d’un regard impassible l’expression de la jeune humaine. Encore une fois, elle ne bougerait pas à coup sur. Ne pouvant user de ce qui le caractérisait - mythiquement parlant- le mystérieux lorgna d’un mouvement furtif sa montre.

    « Tu devrais y retourner sinon ta collègue va croire que mon message n’en est plus un. »

    Plissant le front, l’être mythique recula d’un pas en arrière. Geste de prudence ou pas, son acte était instinctif et il devait partir pour aujourd’hui. Esquissant un énième sourire, Noah décida finalement de respecter son choix et de lui révéler sa nature de démon. Mais pour cela, il ne devait se trouver tous les deux en public sous peine de trahir les membres qui partageaient son secret et par conséquent révéler leur identité a la population humaine.

    « Demain, essaie de finir ton travail plutôt, je ne serais pas loin de la bibliothèque. »

    C’est avec un dernier regard échangé que le jeune homme aux reflets de cuivre abandonna celle qui occupait ses moindres pensées pour repartir en direction de sa voiture.


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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Jeu 9 Juil - 22:00

    Quand on parle de surnaturel, on voit l’ensemble des phénomènes dont les causes et les circonstances ne sont pas connus scientifiquement et ne peuvent pas être reproduite à volonté. Alors on dit que ces phénomènes sont des interventions divines, démoniaques, d’esprits ou de pratiques magiques. Ainsi le surnaturel excède tout nature créée ou créable. Ainsi, moi, je crois à toutes ces éléments ce qui va des vampires jusqu’au miracle, des fantômes jusqu’à la télépathie. Cependant, ce qui m’attire le plus ce sont les démons. Même si on prétend que ce sont des esprits mauvais, moi je pense qu’ils existent pour une bonne raison. Que même s’ils ont été en enfer, le retour sur Terre leur donne une raison de se racheter de faire quelque chose de bien.
    Pourtant je ne vois qu’en Satan, le mal incarnait. Je ne pourrais pas dire pourquoi exactement. C’est comme un instinct, une force qui me dit qu’il est différent des autres, qu’il ne veut qu’une chose faire le mal sur Terre en torturant les hommes. Mais ça, je le garde pour moi. Je n’en parle à personne.

    «Sois plus précise, au fond je sais que tu crois au surnaturel. Un fait bien digne des films et séries télévisées. Mais si dans la forme tes croyances étaient finalement fondées, d’après toi qui suis-je ? Un prisonnier emplis d’intelligence venant chercher un livre ? Non, c’est bien plus compliqué et tu risquerais gros en découvrant ma nature..»

    Comment savait-il que le surnaturel ne m’effraie pas qu’au contraire j’étais attiré par lui ? Comme si c’était un aimant et que le surnaturel était une barre de fer, et que je ne pouvais me décoller de lui, j’étais attiré par lui quoi que je fasse. Moi qui ne pensais qu’à des trucs un peu près normal pour Noah, je me trompais sur sa vraie nature. Je ne préférais pas me faire de fausses idées encore, j’avais envie qui me le disse lui-même ainsi je serais sûr à cent pour cent.

    «Je me suis imaginée… » Il me prendrait surement pour une idiote, je ne voulais pas qu’il entend mes théories, tout aussi farfelues, les unes que les autres. Alors autant ne rien dire. «Non… non… c’est tout à fait idiot. Je préfère les laisser là ou elles sont sinon tu me prendrais pour une cinglée. » je m’attendais à ce qui me dise de tout même lui les dire, j’espérais qu’il ne le ferait pas car même si le surnaturel me passionne, le dire à voix haute peut parfois être différent.

    «Tu devrais y retourner sinon ta collègue va croire que mon message n’en est plus un.»

    Et voilà qu’il essayait de passer à autre chose en parlant de ma collègue de travail. Je lui avais dit que j’allais prendre le soleil et non, pas le pourquoi du comment. Et puis, Amber avait l’habitude de ne pas voir entre midi et deux. Car je préférais me mettre dans un coin et lire tout en mangeant un sandwich, et non pas l’entendre jacassait sur sa vie amoureuse. Connaître les prénoms de ses exs et de son nouveau petit ami qui ressemblait à un célèbre acteur dont je ne me souvenais jamais du prénom.

    «T’inquiète pas, elle me connaît et elle sait que je suis plutôt du genre solitaire.» Je n’avais aucune raison de lui cacher ça puisque j’étais la stricte vérité. Pour une fois, je n’essayais pas qu’il reste. De toute façon, s’il partait, je resterais ici ou j’irais à l’intérieur en trouvant un prétexte pour aller m’évader dans un livre. Seulement, cette fois, il allait partir pour de bon, et aucun prétexte pour ne pourrait l’empêcher, je pense. Je me sentais mieux, tout était rentré dans l’ordre en quelque sorte. Mais parlons pas trop vite, ça pourrait porte malheur.

    « Demain, essaie de finir ton travail plutôt, je ne serais pas loin de la bibliothèque. »

    A cet instant précis, j’avais cru qu’il allait tout me révéler mais non. Il me donnait un rendez-vous pour demain. Seulement, demain, je ferais la fermeture de la bibliothèque c’est à dire que je finirais vers les 22h30-23h. Alors qu’aujourd’hui, j’avais fait l’ouverture, je finirais donc à 16h pile, une heure qui me permettait à vaquer à des occupations.
    Je ne pouvais pas patienter jusqu’à demain, j’étais trop impatiente de tout savoir. S’il ne me le disait que demain, je ne dormirais pas de la nuit.

    «Et pourquoi pas tout à l’heure, je finis tôt aujourd’hui. Demain, ça ne sera pas le cas. Et cette fois, ce n’est pas un vulgaire prétexte. Amber pourra vous le certifier.» lui dit-elle en le regardant et en tendant la carte de bibliothèque qu’il lui avait laissé.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Dim 12 Juil - 23:45


    Elle avait cette fâcheuse habitude de me rendre moins terne et moins hostile au monde elle appartenait. En elle, un réel pouvoir de domination me conditionnait a ne pas la fuir tel un morceau d’aimant rapportant tout sur son passage. Si un raz de marée de pensées sordides et obscur s’emparait de ma conscience démoniaque, ses yeux d’un vert éclatant ravageait ma raison pour que la pierre morte qui me serre de cœur prime sur tout le reste. Mes objectifs étaient tous devenus un néant en sa compagnie. La douce traitresse ne faisait que me rendre la vie plus ardue mais tellement plus paisible. Vérité ou mensonge, je devais choisir et c’Est-ce qui est arrivé. Le destin se joue t-il de mes erreurs ou bien moi-même. Serait-elle l’ultime erreur de mon malheur. J’étais incapable de lui faire le moindre mal, et indirectement je l’avais fait en lui répondant de manière catégorique et sans appel. Pauvre mélancolique et fataliste masochiste que tu es Noah. On ne joue pas avec le feu à moins de vouloir en attiser la flamme. La flamme. Mais quelle flamme ? Celle de la personne que je m’évertue à protéger et a qui je dois révéler un secret qui lui couterait la vie ? Je deviens un paradoxe à moi seul. Je laisse tomber les méandres du monde aujourd’hui et porte mon attention entière sur la race humaine, cette humaine.

    Sur un geste de tête fort léger mais visible, l’ange rigolard - toujours les mains dans ses poches - toisait son interlocutrice. Cette dernière avait déjà derrière la tête un bon nombre de thèses le concernant, ce qui s’avérait prometteur pour la suite de leur conversation. Cependant elle décida de se rétracter.

    «Non… non… c’est tout à fait idiot. Je préfère les laisser là ou elles sont sinon tu me prendrais pour une cinglée. »
    « Tu désires laisser le mystère planer, très bien. Pourquoi pas. »

    D’un haussement d’épaule soupirant, le jeune homme aux reflets de cuivre se prit au jeu soudain des théories que pouvait penser la jeune humaine. Manque de mieux ce ne fut que le silence que son esprit perçut. Les dons qu’il possédait avait ses limites, mais il comprendrait le pourquoi du comment, il ne pouvait entendre ses idées. Alors qu’il lui adressa d’une voix neutre et calme que demain il serait dans les parages pour éclaircir le sujet tant attendu, Noah détecta une soudaine impatience de la part de la bibliothécaire, et sa répliqua le confirma.

    « Et pourquoi pas tout à l’heure, je finis tôt aujourd’hui. Demain, ça ne sera pas le cas. Et cette fois, ce n’est pas un vulgaire prétexte. Amber pourra vous le certifier

    Se retournant vers elle, le mystérieux secoua doucement la tête un air amusé sur ses lèvres de marbre d’ordinaire. L’impatience était elle méconnu de la race a laquelle il avait appartenu deux siècles plutôt ou bien c’était seulement la brunette. Quoi qu’il en soit, a son tour il ne pouvait se défiler une promesse était une promesse et la décision de la jeune littéraire étant faites, il ne pouvait plus reculer en arrière. D’un regard impassible et dénué d’émotions, le brun esquissa un sourire moqueur.

    « Serait-on impatiente ? Ou bien je fais fausse route ? Bien, je vais me rangé a ta raison et accepter ta demande qui pourrait de couter bien plus que tu ne le penses. Un risque tel que celui qui t’attends n’est pas à prendre à la légère croit moi Krystal. ».

    Il avait pour la première fois prononcé son prénom. Il avait su ce dernier par le biais de la conscience de sa collègue de travail. Un esprit plutôt simple, pour être honnête mais bref, la n’était plus le problème. Sortant de la poche de son jean ses clefs de voiture, le taciturne opina d’un geste positif et reprit.

    « Prétexte ou pas, ta parole me suffit amplement ne t’inquiète pas. Je t’attendrais alors. Excuse-moi de te tutoyer mais je crois qu’entre jeunes c’est peu être mieux. »

    Rire soufflé aux commissures de ses lèvres, Noah reprit doucement possession de sa carte et retourna a sa voiture. Cette fois il quitta l’espace public de la librairie municipale. Tout ce qu’il avait à faire désormais c’était de se convaincre de tout révéler à la personne qui occupait certaines de ses pensées.
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mar 14 Juil - 22:12

    Le mystère, est loin d’être une chose que j’apprécie. Je détestais les moments où planait le mystère. J’aimais connaître les vérités et ne pas laisser le doute s’installer. Je préférais connaître les trucs les plus horribles, et être vexer sur le coup, cependant après ça allé mieux après.
    Même si mes idées étaient très irréalistes et idiotes, mais en lui disant mes pensées, on partait sur une bonne base, et le mensonge valait mieux être mis de côté. Et puis, de toute façon, j’allais connaître la vérité, donc ce n’était rien.

    «Tu désires laisser le mystère planer, très bien. Pourquoi pas.»
    «S’il te plait, ne rigole pas, ce ne sont que des théories, un peu absurde et irréaliste. » J’aurais pû ne rien dire, mais une envie soudaine de lui confier ce que je pensais, me submergea. Face à lui, je n’arrivais pas à mentir, tout ce que je pensais, je le lui disais sans gêne comme si j’étais sûr qu’il ne moquerait pas de moi. «J’ai pensé à un meurtrier tout droit sortir de prison ou encore à un démon. Ce ne sont que des théories sortirent tout droit de mon imagination débordante. » lui souriais-je un peu honteuse de moi. Ça se trouve, j’étais à côté de tout ou bien le contraire.

    Il allait partir et face à ma réplique, il ne put que répondre et se retournait vers moi. Il lisait en moi comme dans un livre ouvert. Et oui, j’étais impatiente, un bien vilain défaut, mais il fallait que je fasse avec. Un sourire se fit apparaître sur mon visage, j’étais heureuse qu’il accepte de me dire tout aujourd’hui. Même s’il me disait encore que c’était un risque. Je fus scotché quand il prononça mon prénom. A aucun moment, je n’avais évoqué mon prénom et on n’avait aucun badge avec notre prénom à la bibliothèque. C’était louche tout de même, mais je ne voulais lui demander. Car j’étais sûr que c’était encore Amber qui avait fait sa petite commère.

    «Serait-on impatiente ? Ou bien je fais fausse route ? Bien, je vais me rangé à ta raison et accepter ta demande qui pourrait de couter bien plus que tu ne le penses. Un risque tel que celui qui t’attends n’est pas à prendre à la légère croit moi Krystal..»
    «L’impatience, tu m’as démasquée. Un vrai défaut mais je fais avec. » lui disais-je avec un petit sourire. J’étais toujours entrain de me rabaisser comme si j’étais une fille banale qui n’avait aucune originalité. Mais comment faire autrement ? Surtout quand vous êtes rempli de défauts et qu’aucune qualité ne se dégage de vous.

    «Prétexte ou pas, ta parole me suffit amplement ne t’inquiète pas. Je t’attendrais alors. Excuse-moi de te tutoyer mais je crois qu’entre jeunes c’est peu être mieux. »

    Il prit la carte de bibliothèque ou du moins sa carte que je lui tendis. Cette fois nos mains ne se touchèrent pas, et ce fut la meilleure chose. Car le toucher faisait battre mon cœur à cent à l’heure et il me fallait un bon moment pour qu’il se calme et reprenne son rythme habituel.
    Je le regardais partir en direction de sa voiture, et avant qu’il disparaisse.

    «A tout à l’heure, donc…» fut les derniers mots que se laissèrent planer. J’eu envie de courir et de le rejoindre, et qu’il me prenne dans ses bras, mais je ne fis rien. Je me retournais après l’avoir vu disparaître à sa voiture, et s’avançais vers la bibliothèque. J’ouvris la porte doucement, et aperçut Amber affaler sur le comptoir entrain de discuter avec une amie tout en rigolant avec son rire perçant et aigu à souhait. Je refermais la porte d’un coup sec pour faire comprendre que j’étais de retour dans l’enceinte. Elle reposa le téléphone, le patron nous avait formellement interdis de téléphoner de façon privé. Amber le faisait souvent, mais je ne disais rien, je préférais me taire car je ne portais pas mon patron dans mon cœur. J’allais vers le comptoir en regardant la pendule, il était presque une heure et demi, donc l’heure d’ouverture de la bibliothèque. Je dis à Amber qu’elle pouvait prendre une pause que je m’occuperais de la bibliothèque pendant une demi-heure ou une heure. Et elle me souria et me remercia. Je lui demandais de retourner le petit panneau de la porte, et je m’installais au comptoir afin d’enregistrer les retours de livre que je n’avais pas fini ce matin.
    Je regardais la pendule, les tic tac me montait à la tête. Je n’attendais qu’une chose, que quatre de l’après-midi sonne enfin.

    Il était quatre moins deux, plus que deux minutes à attendre et se serait enfin l’heure. Plus que cinq secondes, 5…4…3…2…1… les quatre sonnait. Je me levais avec précipitation comme je ne l’avais pas fait auparavant. Je pris mon manteau à l’entrer.
    «A demain, Amber. » lui dis-je à la va vite, en sortant à toute allure. Il m’avait dit qu’il ne serait pas très loin de la bibliothèque. Je me décidais à marcher tranquillement jusqu’au bout de l’allée de la bibliothèque. Je regardais de tous les côtés afin de voir si je l’apercevais.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mer 15 Juil - 17:48


    Solitude et quiétude. Jusque la le parfait silence et les voyages en solitaire lui avait toujours apporté sa dose de calme nécessaire a sa vie démoniaque. Bien qu’il devait rendre des comptes a son maitre, le favoris de ce dernier lui avait fait comprendre de manière réellement diplomatique qu’il se ferait un plaisir de torturé les âmes nuisible a la vie des personnes qu’il nommait comme faible. En d’autres termes, les meurtriers, les traqueurs, enfin tout ce petit monde. Parmi les « faibles » se trouvait aussi sa plus grande faiblesse mais sa plus grande source d’inquiétude a savoir, Krystal. Malgré sa maladresse et son sens de la confiance, elle avait très vite réussit a cerner plus ou moins le jeune homme. Ce dernier se devait donc de te tenir la promesse qu’il lui avait tenu en début d’après midi.

    Noah était donc rentré chez lui, histoire de prendre une douche et de passer le temps. Vêtue d’un jean, d’un t-shirt et d’une chemise dans les tons d’un bleu nuit, l’ange déchu regardait de nouveau l’heure, l’échéance sur la révélation de sa nature ne tarderait pas à sonner. Il allait enfreindre un de ses principes, celui de la tenir a l’écart de sa personne, mais elle avait insistée et sa ténacité allez lui faire défaut. Il se contrôlerait, et même s’il en était pas convaincu, il devait faire face a point c’est tout. Saisissant les clefs de sa voiture, le jeune homme aux reflets de cuivre sorti d’un pas déterminé vers la porte de son appartement. Sur le trajet qui le menait droit au lieu de rendez vous, le Roberts ne cessait de pensait a la jeune humaine, qu’Est-ce qui pouvait bien le rendre si protecteur envers elle ? Pourquoi elle ne pouvait pas être commune aux autres personnes de son espèce ? Trop de questions qui n’avait plus lieu d’être d’une certaine manière. Garant son véhicule de sport dans au centre ville, il opta pour marcher jusqu’à la bibliothèque, car laisser une voiture dans un coin paumé ne jouerait guère en sa faveur.

    Alors qu’il la voyait de bien loin, Noah pressa le pas dignement comme un mortel et emprunta le chemin inverse, de manière a se retrouver derrière elle. Se penchant près de son oreille, le brun murmura.

    « Encore impatiente ? Désolé j’ai un peu de retard, mais une promesse est une promesse. »

    Noah la contourna pour lui faire face et revoir son regard vert émeraude, celui qui le rendait plus muet qu’il ne l’était a l’accoutumé. Un silence d’une seconde apparut. Il la toisait pour tenter de sonder son esprit, mais le néant lui apparut.

    « Bien, le moment que tu attendais ne devrait plus tarder, allez viens. »

    Noah lui fit signe de la suivre d’un mouvement de tête. Un sourire vint peindre ses lèvres d’ange rigolard. Le démon se mit alors a marcher en direction du terrain vague verdoyant qui s’opposé a la librairie municipale.
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Mer 15 Juil - 21:51

    J’attendais patiemment, je sortis même le sandwich que j’aurais dû manger à midi. Je réussis à avaler une seule bouchée, juste de quoi tenir le coup jusqu’à ce soir. J’étais trop impatiente de connaître la vérité. Quelques miettes étaient tombées sur ma veste, je les poussais pour les faire tomber par terre. Je regardais une nouvelle fois dans la rue, toujours rien. Il m’avait bien eu, il ne viendrait jamais. J’avais été naïve, comme toutes les autres fois. Je n’aurais jamais dû m’attacher à lui, aussi rapidement.

    J’en avais marre d’attendre comme une idiote ici, alors que j’étais partit comme une furie, Amber était venue m’épier à la porte de la bibliothèque. Elle devait bien rigoler en ce moment même. Elle se devait me traiter d’idiote, de candide et de jeune fille simplette, amoureuse du premier venu. Tout ça me passer au dessus de la tête. Je commençais à partir d’un pas lent. On ne savait jamais, il pouvait sortir de nulle part. J’entendis des pas derrière moi, je continuais d’avancer par peur que ce soit un groupe d’individu comme la dernière fois.

    «Encore impatiente ? Désolé j’ai un peu de retard, mais une promesse est une promesse.»

    Je ne l’avais pratiquement pas entendu venir, et sa voix me fit sursauter. Et je faillis tomber, et m’emmêlant les pieds. Mais pour une fois, ni mes fesses, ni mes genoux ne touchèrent le sol. J’avais réussi à garder mon équilibre comme je le faisais souvent quand je dansais.

    «Je viens juste de terminer, ça fait à peine deux minutes que j’attends.» mentis-je. Seulement, en sa présence, je me sentais honteuse de lui avoir mystifier. «Enfaites, ça fait un bon moment, que j’attends. Désolé d’avoir mentit. » lui dis-je avec ma mine de pauvre petite fille que j’utilisais pour faire craquer ma sœur, quand j’ai besoin de quelque chose ou de me faire pardonner. Et chaque fois, ça marcher. J’espérais que ça marche avec lui.

    Sa voix avait suffit pour que le reconnaisse. Le souffle chaud son haleine avait mis mes sens en éveil. Il était venu, il avait tenu sa promesse pour l’instant. Il me fit face, en plongeant son regard dans le mien. Dès que je vis son visage, mon agitation s’évanouit, et je me ressaisis. Une envie de soudaine de m’examiner afin de vérifier si je n’avais rien oublier d’important. Le silence s’installa alors, un silence que je n’appréciais guère. Car quand le silence s’installe, c’est étrange.

    «Bien, le moment que tu attendais ne devrait plus tarder, allez viens.»

    D’un mouvement de tête, il me fit signe de le suivre. Quand je regardais au loin, je voyais le terrain vague. L’enfer pour moi. Un endroit remplit de racines embusquées et cailloux instables qui essaieraient de me tordre la cheville ou de me blesser par quelques moyens que ce fût. L’humiliation promettait d’être complète.

    «Je peux te poser une question ? » Je trouvais que c’était le bon moment pour lui demander comment il avait su comment je m’appelais. Toute l’après-midi, j’avais pensé à ça. J’avais même questionné Amber, pour savoir si elle avait à un moment ou un autre, prononçait mon prénom en présence de Noah. Elle m’avait juré sur la tête de son petit ami actuel, qu’elle n’avait rien dit. Amber n’était pas du genre à jurer sur la tête de quelqu’un, et surtout de son petit ami, et dire un mensonge après.

    On était arrivé au terrain vague, et je sentais déjà la douleur des cailloux sur mon pauvre petit corps lorsque j’allais tomber. A peine, je mis un pied sur le terrain, que je me pris les pieds dans une racine.

    «Tu veux ma mort, c’est ça ? Avoue-le. » dis-je en rigolant.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Jeu 16 Juil - 20:00


    Il fallait bien avouer que le mystère planer de toute évidence sur lui, mais aussi sur le lien qui peu a peu commencé a se tisser entre eux. Une relation vagabondant entre deux pôles que sont la fascination et l’interrogation. Deux notions qui ne faisaient que tirailler l’esprit du jeune homme - littéralement s’entend. Maintenant qu’il c’était lancé dans cette histoire, il se devait de poursuivre jusqu’au bout ce qu’il avait entrepris, bien qu’il est prévenu la demoiselle occupant ses pensées. Le chemin vers le terrain vague semblait effectivement plus escarpé pour elle que pour lui, fait qui lui arracha un mince sourire, mais aussi qui marquée de nombreuses différences avec leurs natures réelles.

    « Je peux te poser une question ? »

    Voyant qu’elle manquait plus une occasion a tomber par terre, l’ange démoniaque lui pris la main de manière tout a fait naturelle, comme si ils c’étaient toujours connus. Un contact qui aurait pus encore paraitre étrange, mais qui devenait de plus en plus simples. Ne pouvant éluder la question de Krystal beaucoup plus longtemps, Noah esquissa un sourire espiègle et ironique.

    « Tu voudrais la vérité n’Est-ce pas ? Et bien pour être tout à fait véridique avec toi, je l’es en quelques sortes deviné. L’esprit de ton amie est assez succinct et on ne fait pas pire. Mais sa pensée te concernait alors, il n’est pas très difficile pour moi de comprendre le prénom que tu porte. »

    Questions et réponses. Le jeune Roberts se doutait que peut être sa question porterait sur l’identité du prénom de son interlocutrice. Elle était très futée, mais allez savoir si cela était bien la question qu’elle allait lui poser. Retrouvant un par terre plus plat et moins rocailleux, Noah lacha doucement la main la jeune brunette et la regarda.

    « C’était l’interrogation que tu te posais non ? »
    « Tu veux ma mort, c’est ça ? Avoue-le. »
    « A vrai dire je te l’avouerai dans quelques minutes, et c’Est-ce que tu penseras en moins de temps pour le répéter, car tu auras pris tes jambes a ton coup. ».

    Le ton qu’il avait employé se voulait ironiquement amusé et voulut. La situation allait enfin devenir vérité aux yeux de la jeune humaine. Une humaine étrange et dont le sort se trouvait a présent entre les mains du favori du Malin lui-même. Se tournant vers elle, l’ange déchu repris enfin ses traits d’expressions graves et dépourvu d’émotions. Reculant de quelques pas en arrière, il entama sa réplique.

    « Tu es une humaine très intelligente et perspicace et tes théories étaient toutes proches de ma nature. Un meurtrier ? Oui. Un démon ? Effectivement. On ne joue pas avec ses mots et pourtant je joue avec eux. »

    C’était bien connu, un démon avait accès a un bon nombre de pouvoirs, mais Noah avait décidé de ne pas en user avec Krystal. Cette dernière devait le croire sur ce qu’il disait et rien d’autres, de peur de pousser son instinct primaire aux folies de sa nature véridique.

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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Jeu 16 Juil - 21:58

    Quand il me prit la main d’une façon tout à fait normal et délicatement. Comme s’ils étaient un couple marchant tranquillement, seulement ce n’était pas le cas. Je n’étais pas dans un film romantique, que je regardais souvent. Je devrais un peu moins rêver, et gardait les deux pieds sur terre. La vie n’était jamais comme dans ses films, toutes les fins ne déterminaient pas à chaque fois par un happy end. Souvent la personne que l’on aime, ne nous aime pas en retour.

    «Tu voudrais la vérité n’Est-ce pas ? Et bien pour être tout à fait véridique avec toi, je l’es en quelques sortes deviné. L’esprit de ton amie est assez succinct et on ne fait pas pire. Mais sa pensée te concernait alors, il n’est pas très difficile pour moi de comprendre le prénom que tu porte.»

    Ce n’était pas Amber qui avait lâché son prénom à Noah, il avait lu ces pensées. Ma confiance envers elle, était intacte, je pouvais lui dire des choses sans qu’elle ne le répète. Je me demandais ce qu’il avait entendu dans l’esprit de ma collègue de travail, elle pensait à moi et surement en mal, je présumais. Elle n’était pas du genre, à m’apprécier, on se parlait mais sans plus. Je n’étais pas comme ses copines qui racontent des ragots à longueur du temps.

    «Attend. Tu as dit que tu avais entendu ce qu’ils pensaient. Alors quoi tu…tu lis dans les pensées ?» sur le coup, je n’avais pas percuté, étant un peu rêveuse mais en y repensant, j’avais cru mal entendre. «Mais pourquoi tu n’as pas lut dans mes pensées pour le savoir ? » Il avait dit qu’il l’avait entendu dans l’esprit d’Amber et pourquoi pas le mien. Je n’étais peut être pas normal s’il ne m’entendait pas.

    Il me lâcha la main, je crus que j’allais tomber un millier de fois. Mais non, ce ne fut pas aussi difficile que je l’avais craint. Le terrain était presque plat. Heureusement, il n’y avait pas de troncs d’arbres ou de rochers à escalader. Son contact me manquait. Et il accélérait les battements de mon cœur. Je tâchais d’éviter le plus possible de regarder son corps sublime. Sa beauté me transperçait de tristesse. Nous progressâmes lentement à cause de mon assurance et ma lenteur d’escargot.

    «C’était l’interrogation que tu te posais non ?»
    «Oui, c’était tout à fait cette question. »

    J’espérais qu’il n’allait pas me poser de question sur mon anniversaire, mes enseignants, ou encore mes animaux de compagnie. J’avais dû renoncer après avoir tué trois poissons rouges à la suite, j’avais renoncé à ce genre d’institution.

    «A vrai dire je te l’avouerai dans quelques minutes, et c’Est-ce que tu penseras en moins de temps pour le répéter, car tu auras pris tes jambes a ton coup.»
    «Je ne pense pas que je partirais les jambes à mon cou. Ce que tu caches ne doit pas être si mauvais. »

    Il devint étrange, il se tourna vers moi en même s’éloignant de quelques pas. Il avait repris ses traits d’expressions graves et dépourvu d’émotions. Je n’aimais quand il faisait ça, ça me donnait des frissons. Pas des frissons de peur, loin de là. Mais je me demandais bien ce qu’il allait me dire.

    « Tu es une humaine très intelligente et perspicace et tes théories étaient toutes proches de ma nature. Un meurtrier ? Oui. Un démon ? Effectivement. On ne joue pas avec ses mots et pourtant je joue avec eux. »

    Je fis un pas vers lui, pleine de curiosité. Il paraissait circonspect, réticent. Avec un sourire encourageant, je l’invitais à venir et me rapprochai encore.

    «Tu es entrain de me dire que tu es le méchant. Ce n’est pas le cas ! Je vois l’image que tu veux projeter. Mais je crois que tu fais ça pour garder les gens à l’écart, c’est tout. »

    Le terrain où on arrivait, était ravissant qui aurait pu croire que sur un terrain vague, il y aurait pû y avoir une herbe aussi fraîche et verte. Le soleil tombait droit sur nous, noyant la place sous un halo de lumière hâlée. Intimidée, j’avançais lentement dans l’herbe tendre, l’air tiède et doré.
    Si j’aurais été comme toute humaine normale, j’aurais pu –j’aurais du- reculer devant cette soudaine remarque, sauf que j’étais incapable de bouger, hypnotisée par ses prunelles. Si à ce moment, il m’aurait demandé qu’est-ce que tu crains. Une question à laquelle il m’aurait été impossible de répondre. Car, pour la troisième fois depuis que je le connaissais, je humais son odeur tellement je mettais approcher de lui au lieu de m’éloigner. Une odeur fraîche et sucrée, délicieuse et unique, qui me mit l’eau à la bouche.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Ven 17 Juil - 19:33


    Connaissant les moindres pensées de sa conscience torturé et aveuglé par la torture de souffrance passé ces deux derniers siècles, Noah c’était demandé combien de temps il mettrait avant de connaitre davantage l’humaine qui le rendait étrange et plus aussi distant avec les personnes de son espèce. Leurs contacts avait un pouvoir de domination sur lui, bien qu’il se concentrait pour ne pas laisser sa nature démoniaque prendre le dessus. Il ne devait pas se laisser aller en sa présence, c’était une interdiction qu’il c’était imposé a lui-même, histoire de contenir le coté démonique qui vivait en lui. Sa maitrise était a limite de son apogée, et bien qu’il émette cette réserve, l’ange rigolard ne voulait aucunement prendre le risque, surtout pas en présence de Krystal, qui a sa manière le rendait étrange, différent. Il venait de lui révéler son secret, sa naturelle réelle, mais sa réaction de le désarçonna. Elle n’avait pas bougée d’un pouce bien au contraire elle c’était rapprochée dangereusement de lui, ce qui le surpris.

    «Tu es entrain de me dire que tu es le méchant. Ce n’est pas le cas ! Je vois l’image que tu veux projeter. Mais je crois que tu fais ça pour garder les gens à l’écart, c’est tout. »

    Arquant un sourcil, le jeune homme ne put que reprendre l’espace d’un instant son visage emplis de gravité et d’expressions signées de son nom. C’était comme si elle l’avait cerné en rien de temps pour le dire, et qu’elle lisait en lui comme dans un livre ouvert. Décidément, elle ne ferait que l’étonner de plus en plus.

    « Ce n’est qu’une question de hasard et de personne. Et tu te trompes sur mon compte, crois moi la confiance que tu as maintenant … tu dois l’oublier Krystal si tu veux vivre … »

    Si la jeune femme c’était avancée vers lui, le jeune Roberts était rester immobile telle une statue de marbre figée dans le temps et l’espace, fait dont on pouvait facilement comprendre. Plongé dans le regard de son interlocutrice, Noah ne cessait de l’observait de son regard impassible. Levant doucement sa main, grande et fine vers le visage de l’humaine, le démon déposa prudemment cette dernière sur la joue chaude de Krystal.

    « Si j’use de ma télépathie envers les autres, je ne peux pas vraiment déchiffrer les tiennes, de plus je devais rester dans l’ombre de ton existence pour t’éviter le moindre problème. Mais ben que ma raison me servait un ordre judicieux mon cœur mort a vraisemblablement dicté sa loi … ».
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Sam 18 Juil - 2:15

    Il n’avait pas l’air de prendre ce qu’il disait pour une plaisanterie, loin de là. Son visage resta le même qu’avant. Et si ce qu’il disait été vrai ? Si les démons existaient vraiment ? Tous les livres que j’avais lus alors pouvaient se retrouver dans la réalité. Les gens disant que c’était des légendes avaient eu tort au moment où ils l’avaient dit. S’il en était ainsi, la terre n’était plus la même, l’enfer et le paradis existaient. Alors tout ce que ce que en quoi, j’avais cru, pourrait être réelle. Je n’étais donc pas la fille folle alliée qui croyait à ces sornettes. Ne t’emballe pas trop vite, Krystal. Ce n’est pas parce qu’il a dit être un démon que c’en est un. Le mot démon a plusieurs définitions, très différente. Ça peut être l’ange déchu habitant l’enfer, une personne dangereuse ou encore force qui pousse à agir mal ou avec excès. Tant de sens pour un seul mot.

    «Ce n’est qu’une question de hasard et de personne. Et tu te trompes sur mon compte, crois moi la confiance que tu as maintenant … tu dois l’oublier Krystal si tu veux vivre.»
    «Non…non et non. Je suis assez grande pour prendre mes propres décisions. Je n’ai pas envie le moins du monde d’oublier cette confiance que j’ai envers toi. Je ne pense pas une seule seconde que tu pourrais me faire du mal, et je n’ai pas envie de le penser.» m’énervais-je souvent. Ce n’était pas dans mes habitudes de m’emporter. Je rester calme d’habitude, mais là, c’était impossible. Je n’avais aucun envie de m’éloigner de lui et de ne pas lui faire confiance. Depuis que je l’avais vu, ma vie était différente. J’étais différente. C’était comme si je revivais. Avant je mourais un peu plus chaque jour, aujourd’hui je n’avais envie que d’une chose : être prêt de lui. Et quoi qu’il me dise, ou quoi qu’il fasse, je ne pouvais effacer cette sensation qui me conduisait à lui faire confiance et mes battements de cœur. J’avais eu des petits amis, mais jamais je n’avais eu cette sensation aussi étrange. Peut être que cette fois, j’étais vraiment amoureuse. Mais peut-on être amoureuse d’un simple regard ? Moi, je le pensais, car ça mettait arriver.

    Moi, qui m’avançais de plus en plus près de lui. Je voulais gagner quelques centimètres à chaque fois. Tandis que lui, il restait de marbre, il ne bougeait pas. Il me fixait seulement droit dans les yeux, une situation qui mettait encore difficile, étant donné qu’il était rare que l’on me regarde ainsi. Lorsqu’il leva sa main, je me demandais ce qu’il s’apprêtait à faire. Mais dès qu’il la posa sur ma joue, les palpitations de mon cœur se mirent à s’accélérer. Je fermais les yeux quelque temps pour apprécier le moment qui n’allait pas durée éternellement.

    « Si j’use de ma télépathie envers les autres, je ne peux pas vraiment déchiffrer les tiennes, de plus je devais rester dans l’ombre de ton existence pour t’éviter le moindre problème. Mais ben que ma raison me servait un ordre judicieux mon cœur mort a vraisemblablement dicté sa loi … ».
    «Tu ne peux pas lire dans mes pensées? Alors je ne suis pas normal ? » Pourquoi n’arrivait-il pas à déchiffrer mes pensées ? Une grande question s’imposait à moi, tous les autres sauf moi, c’était étrange. Mais le reste de sa phrase me scotcha sur place, pas du mauvais sens du terme. En réalité, il avait lui aussi certaines choses qui se passait à l’intérieur mais il essayait de se contrôler. «Alors laisse-toi aller.» fut les seuls mots que je trouvais à lui dire. Je n’avais plus envie qu’il se retienne. Pourquoi compliquer les choses quand elles peuvent plus simple. Parfois le monde tourne à l’envers.

    Je rapprochais encore de quelques millimètres pour être encore plus proche. Nos corps étaient à peine quelques millimètres. Une distance qui n’aurait pas dû être raisonnable. Mais je n’étais pas raisonnable. Pour une fois, j’avais envie de me lancer, de ne pas me retenir. Il était là si proche.

    «Je te fais confiance.» Les seuls mots me venant à l’esprit dans cette situation. Je n’avais en aucun peur. Car je savais qu’il ne me ferais aucun mal.
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Noah E. Roberts

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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Sam 18 Juil - 15:07


    «Non…non et non. Je suis assez grande pour prendre mes propres décisions. Je n’ai pas envie le moins du monde d’oublier cette confiance que j’ai envers toi. Je ne pense pas une seule seconde que tu pourrais me faire du mal, et je n’ai pas envie de le penser
    « Tu fais fausse route, tu ne dois pas me faire confiance. Elle pourrait causer ta perte alors que tu ne le sais même pas. »

    Un rire mélodieux presque sur joué mais qui se voulait ironique et grave se fit entendre de la part du démon avoisinant l’âge de deux siècle et quelques. Impossible de comprendre ce qui lui passait par l’esprit a cette instant, impossible que tout prenne enfin forme, le hasard ne permettrait pas a l’ange déchu d’être un temps soit peu jovial. Pourtant il ne pouvait détacher ses yeux de la jeune femme qui lui faisait face. Elle plaçait en lui plus de confiance que lui avait en son propre égard, elle attendait certaine trop de sa part, alors que lui désirait au fond de sa raison la même chose qu’elle. Alors qu’il venait de posait sa main sur la joue de Krystal, il entendit les battements de cœur de cette dernière tel le cœur affolé d’une petit oiseau et cela eut le don de le faire sourire de manière toujours aussi discrète.

    « Tu ne crois que de nous deux c’est moi qui ne suis pas normal ? Je suis un démon, Krystal c’est peu commun de nos jours. »

    D’un ricanement soufflé, Noah laissa retomber sa main et tout secouant la tête montra un visage emplis de souffrance et de gravité sans appel. La dernière réplique qu’elle venait de prononcé le laissait pantois. Il ne pouvait pas se laisser aller en sa présence sous peine de faire de nombreuses erreurs d’autant plus fatales pour elle que pour lui-même. Ils étaient proches l’un de l’autre, mais le jeune homme aux reflets de bronze recula, encore une fois la raison prenait le dessus. Il se retourna et avança de quelques pas avant de se laisser tomber sur l’herbe verdoyante. Rare pour un terrain vague de voir autant de verdure, mais il en apprécier le silence et le paysage.

    « Je ne peux pas me laisser aller avec toi, bien que j’ai un contrôle presque totale de mes instincts primaires ! Tu places en moi trop de confiance. »

    Apres une seconde de méditation rapide mais instructive, le jeune Roberts se leva d’un geste rapide et svelte. Il c’était cette fois lui-même rapprocher dangereusement de la jeune humaine qui occupait ses pensées et dont il ne pouvait lire l’esprit. La toisant de son regard calme et pondéré, il lui murmura a l’oreille.

    « Et si je décidais d’être légèrement égoïste et d’écouter tes paroles que pourrait il bien arriver ?! Serais tu effrayée ? Ou bien aurais tu toujours confiance au monstre que je suis ?! »

    Proches, ils le demeuraient tous deux de nouveaux, et Noah ne lâchait plus le regard azur de Krystal. Son regard de marbre et espiègle s’interrogeait sur sa prochaine réponse.
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Krystal M. Dickers
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MessageSujet: Re: Dans la noirceur du monde, il y a parfois un miracle {NOAH   Sam 18 Juil - 20:07

    « Tu fais fausse route, tu ne dois pas me faire confiance. Elle pourrait causer ta perte alors que tu ne le sais même pas. »
    «Ma perte ?.» dis-je en rigolant. C’était un bien grand mot. A la plusieurs reprises, j’avais essayé de mettre fin à mes jours. Pourquoi je suis encore ici ? Parce que ma sœur m’en a empêché en débarquant comme une débile dans la salle de bain où une fois, je tenais une lame de rasoir et une autre une boite de médicaments. «Tu crois que ma vie est parfaite, que je suis bien, que je plais ainsi. Et bien, non. Chaque jour, je me lève et je n’ai envie que d’une chose, disparaître. Mais dès que je t’ai vu, tout à été différent. J’ai eu envie de me lever chaque jour, de sourire. Tu m’as redonné cette envie de vivre.» avouais-je. Je lui avais dit ce que j’avais sur le cœur. Une chose qu’il mettait difficile de faire en la présence des autres, mais pas en sa présence.

    «Tu ne crois que de nous deux c’est moi qui ne suis pas normal ? Je suis un démon, Krystal c’est peu commun de nos jours.».
    «Les démons ne me font pas peur du tout. J’ai lu des milliers de livres sur le sujet, j’ai toujours cru en eux.» ça ne m’étonnait guère. J’avais toujours cru en eux comme si le savait déjà, comme si je connaissais leur existence depuis le début. Les livres ne parlaient que de légendes, mais moi je savais que les légendes étaient toujours une part de vérité. Et même si, on me soutenait que les démons étaient mauvais, je pensais qu’ils avaient toujours une part d’humanité au fond d’eux et qu’ils pouvaient être sauvés.

    Il enleva la main qu’il avait posée sur ma joue. Pourquoi ne la gardait-il pas ? Étais-je si redoutable ou si nulle ? Le plus dur fut quand il recula, il s’éloignait de moi. Il se laissa tomber dans l’herbe, et se fut le plus beau spectacle qui s’offrait à moi. Sa beauté et l’herbe fraîche et délicate, jouait avec la couleur de sa peau. Je ne pouvais m’empêcher de le quitter des yeux.

    « Je ne peux pas me laisser aller avec toi, bien que j’ai un contrôle presque totale de mes instincts primaires ! Tu places en moi trop de confiance. »
    «Je suis sûr que tu peux y arriver.»

    Il avait des sauts d’humeur, d’un coup, il pouvait être à mille lieux de moi puis l’instant d’après, être si proche que je pouvais le toucher du bout des doigts en sentant son odeur délicate. Le pire fut quand il murmurait à mon oreille. Le souffle de son haleine faisait accélérer mon cœur à une vitesse s’approchant de celle de la lumière. Mais j’essayais toujours de ne pas le montrer physiquement. Mais étant un démon, il devait entendre les battements de mon cœur et son accélération. J’étais alors pour lui comme un livre ouvert sauf qu’il ne pouvait pas entendre mes pensées. Et heureusement, car j’aurais été encore plus en rougeur.

    « Et si je décidais d’être légèrement égoïste et d’écouter tes paroles que pourrait il bien arriver ?! Serais tu effrayée ? Ou bien aurais tu toujours confiance au monstre que je suis ?! »
    «Je n’ai pas peur, sinon je ne serais pas ici. Je serais partit les jambes à mon cou quand tu as dit que tu étais un …. Un démon. » je voulais qu’il voit que j’avais confiance, il ne pourrait pas m’effrayer avec des mots, de simples mots.
    Depuis la mort de mes parents, j’étais devenu plus forte, dans un certain sens. Je me controlais, et je réfléchissais moins au situation. D’habitude, j’aurais étudier tous les points faibles et les points forts, mais j’avais compris que la vie est courte et qu’il est préférable d’en profiter à cent pour cent chaque jour, car peut être que demain, nous serrons au fond d’un trou dans un cercueil à cause d’un accident ou autre chose.
    «Maintenant, j’ai peur. » je me doutais de sa réaction alors je continuais. «Mais j’ai pas peur de toi, j’ai seulement peur de te perdre. J’ai l’impression que tu vas disparaître. » dis-je en prenant sa main et en la remettant sur ma joue. «Comme si, j’étais dans un rêve. »
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